Nous rejoindre sur les réseaux

News

L’avenir de Bétharram suspendu à des déclarations contradictoires

Article

le

La fermeture annoncée du site scolaire au cœur d’un scandale de violences a été démentie dans la journée par l’instance dirigeante de l’enseignement catholique, créant une confusion totale sur le sort de l’établissement.

La perspective de la disparition du complexe scolaire Le Beau Rameau, anciennement Notre-Dame-de-Bétharram, a été évoquée puis rejetée en l’espace de quelques heures ce jeudi. Le président de la Fédération nationale des organismes de gestion de l’enseignement catholique a d’abord affirmé sur les ondes que l’institution, fondée en 1837 dans les Pyrénées-Atlantiques, cesserait son activité à l’été prochain. Il a justifié cette décision par la nécessité d’effacer un symbole devenu trop lourd, au regard des près de deux cent cinquante plaintes déposées par d’anciens élèves pour des faits remontant à plusieurs décennies.

Cette annonce a immédiatement reçu un accueil favorable de la part des représentants des victimes et de certains parlementaires. Elle a toutefois été formellement contredite dans l’après-midi par le secrétariat général de l’Enseignement catholique. Celui-ci a indiqué qu’aucune décision de fermeture n’était actée, soulignant au contraire les efforts en cours pour restaurer un climat de confiance au sein de l’établissement. Cette institution a par ailleurs annoncé le lancement prochain d’une mission visant à réformer en profondeur la gouvernance du réseau.

Pour les parties prenantes, cette divergence publique traduit un profond malaise. Le porte-parole des victimes et les co-rapporteurs de la commission d’enquête parlementaire dénoncent une simple querelle d’autorité, tout en insistant sur la situation financière précaire du site qui rendrait sa pérennité impossible sans un soutien structurel. Les faits à l’origine du scandale, impliquant des membres du clergé et du personnel laïc, ont été reconnus par la congrégation religieuse fondatrice, qui s’est engagée à indemniser les plaignants. La question de la propriété des bâtiments et des modalités pratiques d’une éventuelle cessation d’activité ajoute une complexité juridique supplémentaire au dossier.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus