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Économie

L’Assemblée réintègre la suspension des retraites dans le budget social

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Le vote final sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, prévu mardi, s’annonce extrêmement serré après une nuit de débats parlementaires tendus.

Les députés ont achevé dans la nuit de vendredi à samedi l’examen détaillé des articles du budget de la Sécurité sociale pour 2026. Ils ont notamment rétabli, par 162 voix contre 75, une mesure phare suspendant l’application de la réforme des retraites. Cette disposition, supprimée par le Sénat, constitue un élément central des négociations parlementaires. Le texte dans son intégralité sera soumis au vote définitif mardi après-midi, dans un contexte d’incertitude politique marquée.

L’adoption du volet recettes du budget, obtenue vendredi par une majorité étroite de 166 voix, a mis en lumière les fragilités de la coalition gouvernementale. Plusieurs groupes, dont Les Républicains et Horizons, se sont majoritairement abstenus, reflétant des divisions internes. Le Premier ministre a appelé les élus à voter en conscience pour l’intérêt général, soulignant que l’absence de budget exposerait la protection sociale et les finances publiques à des risques significatifs.

Les discussions ont conduit au rejet, comme en première lecture, de la proposition de gel des pensions de retraite et des minima sociaux. Cette décision a des conséquences directes sur les équilibres financiers. La ministre des Comptes publics a indiqué que le déficit prévisionnel pour 2026 était désormais estimé à 22,5 milliards d’euros, dépassant l’objectif initial du gouvernement fixé à 20 milliards. En parallèle, la ministre de la Santé a annoncé son intention de proposer une hausse de l’objectif national des dépenses de l’assurance maladie, le portant à 3%.

Les déclarations publiques illustrent les tensions à l’approche du scrutin décisif. Des élus de la majorité et de l’opposition socialiste ont jugé que la majorité obtenue vendredi ne serait probablement pas reproductible mardi, compte tenu des positions politiques affichées par les différents groupes. Le gouvernement a multiplié les gestes de compromis ces derniers jours, notamment sur la fiscalité des revenus du capital et les franchises médicales, pour tenter de rassembler une majorité.

Alors que l’issue du vote reste incertaine, l’exécutif a écarté l’éventualité d’une démission en cas de rejet du texte, tout en laissant entendre que certaines adaptations pourraient être engagées par la voie réglementaire si nécessaire. Le Sénat, de son côté, poursuit l’examen du projet de loi de finances de l’État, ayant déjà entériné la partie recettes.

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