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L’Archaeoptéryx, ce dinosaure volant qui révolutionne notre compréhension de l’évolution

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Une étude récente révèle que ce célèbre ancêtre des oiseaux maîtrisait bel et bien l’art du vol grâce à des plumes spécialisées.

La découverte d’un fossile exceptionnellement préservé d’Archaeoptéryx apporte des preuves décisives sur ses capacités aériennes. Ce dinosaure à plumes, souvent considéré comme le chaînon manquant entre reptiles et oiseaux, possédait des rémiges tertiaires cruciales pour son vol, selon une analyse minutieuse publiée dans une revue scientifique de référence.

Ce spécimen rare, acquis récemment par un musée américain après avoir appartenu à une collection privée, a fait l’objet d’une préparation méticuleuse pendant plus d’un an. Les chercheurs ont utilisé des techniques de pointe, dont la microtomographie aux rayons X et l’observation sous lumière ultraviolette, pour révéler des détails anatomiques invisibles à l’œil nu. Ces méthodes ont permis d’identifier des structures clés comme les coussinets plantaires adaptés à la marche et des plumes alaires particulières.

L’étude démontre que l’Archaeoptéryx comblait un handicap morphologique – un humérus trop long – grâce à ces plumes tertiaires situées sur le haut des ailes. Sans cette adaptation, la création de turbulences aérodynamiques aurait rendu le vol impossible. Cette configuration, similaire à celle des oiseaux modernes, confirme que ce théropode du Jurassique supérieur maîtrisait déjà les principes du vol actif.

Ces résultats viennent enrichir un débat scientifique vieux de plus d’un siècle et demi. Bien que doté de caractéristiques reptiliennes comme des dents et une longue queue, l’Archaeoptéryx partage avec les oiseaux contemporains des adaptations clés pour le vol. La découverte éclaire d’un jour nouveau l’une des transitions évolutives majeures de l’histoire naturelle : l’émergence des capacités aériennes chez les dinosaures théropodes, dont descendent tous les oiseaux actuels.

La qualité de conservation exceptionnelle de ce fossile allemand, le 14e découvert à ce jour, ouvre de nouvelles perspectives pour comprendre comment le vol s’est développé chez les vertébrés. Les chercheurs soulignent que chaque nouveau spécimen d’Archaeoptéryx apporte des éléments cruciaux pour reconstituer cette étape fondamentale de l’évolution.

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