Économie
L’ancien chef du gouvernement malaisien écope d’une lourde peine pour détournement de fonds publics
L’ex-Premier ministre Najib Razak a été condamné à une peine de quinze années d’emprisonnement. Cette décision judiciaire, rendue vendredi, conclut un volet majeur de l’affaire du fonds souverain 1MDB, marquée par des malversations financières à grande échelle.
L’ancien dirigeant, âgé de soixante-douze ans, a été reconnu coupable de plusieurs infractions, notamment d’abus de pouvoir et de blanchiment de capitaux. Les magistrats ont établi qu’il avait reçu des sommes considérables, évaluées à plusieurs centaines de millions d’euros, provenant du fonds d’investissement public 1Malaysia Development Berhad. Le tribunal lui a également infligé une amende financière très substantielle.
Cette condamnation s’ajoute à une première peine de six ans de prison déjà purgée par l’intéressé dans un autre dossier connexe. Selon les dispositions prononcées, l’exécution de cette nouvelle sentence interviendra à l’issue de la précédente. L’audience, qui s’est tenue devant la cour de Putrajaya, a duré plusieurs heures.
L’affaire trouve son origine dans le détournement systématique de ressources du fonds 1MDB, initialement créé pour soutenir le développement économique du pays. Les investigations ont révélé que des centaines de millions de dollars avaient été illicitement utilisés pour financer des acquisitions somptuaires, incluant des biens immobiliers de prestige, un yacht et des œuvres d’art de maîtres.
Au cours du procès, la défense de l’ancien Premier ministre avait plaidé l’absence de connaissance des transferts frauduleux, évoquant notamment des dons présumés en provenance du Moyen-Orient. Le magistrat a rejeté ces arguments, soulignant l’existence de preuves documentaires et testimoniales accablantes. La cour a notamment mis en lumière le rôle central joué par un financier, Jho Low, présenté comme l’architecte des détournements et toujours en fuite.
Les conséquences de ce scandale ont été profondes sur la scène politique malaisienne. Il a directement contribué à la défaite électorale de M. Najib Razak et de sa formation, l’Organisation nationale unifiée des Malais, en 2018, mettant fin à plusieurs décennies de domination politique. L’avocat de l’ancien chef du gouvernement a d’ores et déjà annoncé son intention de faire appel de cette décision.
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