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L’ancien chef de l’État bolivien interpellé à La Paz

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L’ex-président Luis Arce a été appréhendé ce mercredi dans le cadre d’une enquête pour des faits remontant à son passage au ministère de l’Économie. Cette arrestation marque un tournant judiciaire dans le pays.

L’ancien président bolivien Luis Arce a été interpellé par les forces de l’ordre dans la capitale administrative, La Paz. La procédure fait suite à un mandat émis par la justice concernant des agissements présumés lors de son mandat de ministre de l’Économie, sous l’administration précédente. Les autorités judiciaires évoquent des infractions liées à des manquements aux obligations de sa charge et à des gestions financières contraires aux intérêts publics.

Les investigations portent sur des mouvements de fonds publics qui auraient été autorisés vers des comptes personnels de responsables d’organisations agricoles, il y a une dizaine d’années. Ces transferts, soupçonnés d’irrégularités, se seraient produits au sein d’un fonds public dédié au développement des populations autochtones. Une ancienne parlementaire, récemment arrêtée, aurait indiqué lors de ses auditions que ces opérations avaient reçu l’aval du ministère alors dirigé par Luis Arce.

Le vice-président du pays a salué l’action des services anticorruption, affirmant que cette arrestation honorait un engagement de rendre des comptes sur des dossiers financiers antérieurs. L’entourage de l’ancien chef de l’État a pour sa part dénoncé les conditions de son interpellation, soulignant l’absence de notification préalable et son transfert dans un véhicule aux vitres opacifiées.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de vaste examen des gestionnaires publics depuis l’arrivée au pouvoir de l’actuelle administration. Plusieurs audits ont été lancés au sein d’entreprises d’État, et des poursuites ont déjà été engagées contre d’anciens responsables, notamment dans le secteur des hydrocarbures. Le pays traverse parallèlement des difficultés économiques significatives, caractérisées par une tension sur les devises étrangères.

L’ancien président, qui a quitté ses fonctions exécutives il y a quelques mois, est soumis à une restriction de sortie du territoire, conformément à la législation bolivienne applicable aux anciens membres du gouvernement. Cette mesure empêche tout déplacement international pendant une période de trois mois suivant la fin du mandat.

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