Économie
L’agriculture française face au défi hydrique
La pression climatique accentue les tensions autour de la ressource en eau, plaçant le monde agricole au cœur d’une nécessaire adaptation. La gestion de cette ressource vitale, entre irrigation et qualité, s’impose comme un enjeu économique et environnemental majeur.
La disponibilité en eau douce constitue un pilier fondamental pour l’activité agricole, particulièrement exposée aux effets du réchauffement climatique. En France, premier producteur agricole européen, les prélèvements annuels pour l’ensemble des usages s’élèvent à trente et un milliards de mètres cubes. Le secteur agricole, bien qu’il ne représente qu’une partie de ces prélèvements, en consomme près de quatre-vingts pour cent, ce qui le place en tête des activités utilisatrices avec plus de la moitié du volume total consommé. Cette consommation s’explique par les besoins intrinsèques des cultures, l’irrigation ne concernant toutefois que sept pour cent de la surface agricole utile.
La raréfaction prévisible de la ressource, conjuguée à une demande qui pourrait croître, génère des tensions croissantes. Les pouvoirs publics soutiennent le développement du stockage de l’eau, à travers divers ouvrages comme les retenues collinaires ou les barrages. Une loi récente vise à faciliter leur construction, sans toutefois les conditionner explicitement à une évolution des pratiques culturales. Cette orientation suscite des débats, certains projets de réserves de substitution ayant donné lieu à des confrontations.
Face à ce constat, l’adaptation du modèle agricole repose sur une combinaison de solutions. Les experts préconisent une modernisation des systèmes d’irrigation, par exemple via le goutte-à-goutte, permettant des économies substantielles. L’évolution des pratiques culturales est également encouragée, qu’il s’agisse de réintroduire des haies, de modifier les assolements ou de réduire le travail du sol pour préserver l’humidité. Par ailleurs, la réutilisation des eaux usées traitées, encore marginale en France comparée à d’autres pays européens, représente un levier complémentaire pour certaines productions.
La question de la qualité de l’eau représente l’autre versant de cet enjeu. La pollution d’origine agricole, notamment par les produits phytosanitaires et les engrais, a contribué à la fermeture de nombreux points de captage au cours des dernières décennies. Cette dégradation entraîne un coût croissant pour la dépollution, financé par les usagers via leur facture d’eau. Le principe du pollueur-payeur, théoriquement en vigueur, peine à s’appliquer pleinement dans ce domaine, la charge financière reposant encore largement sur les consommateurs domestiques. Maintenir la qualité de l’eau potable face à l’émergence de nouveaux résidus nécessitera des investissements supplémentaires, faisant peser une pression économique accrue sur l’ensemble de la filière.
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