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L’administration américaine réitère ses ambitions sur le Groenland

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La Maison Blanche justifie sa démarche par des impératifs stratégiques, suscitant une ferme opposition européenne et danoise.

Donald Trump a une nouvelle fois affirmé la nécessité pour les États-Unis de s’assurer le contrôle du Groenland. Lors d’une prise de parole en Floride, le président américain a invoqué des considérations de défense, évoquant une présence maritime accrue de la Russie et de la Chine dans les eaux arctiques. Il a estimé que la protection actuellement assurée par le Danemark était insuffisante.

Cette déclaration fait suite à la nomination, annoncée la veille, d’un envoyé spécial américain pour ce territoire autonome. Le gouverneur de Louisiane, Jeff Landry, a été choisi pour ce poste, une désignation perçue comme une nouvelle étape dans la pression exercée par Washington. Le nouvel émissaire a d’ailleurs publiquement soutenu l’idée d’une intégration du Groenland aux États-Unis.

La réaction de Copenhague et de l’Union européenne a été immédiate et sans ambiguïté. Les autorités danoises et groenlandaises ont conjointement rappelé l’intangibilité des frontières et le principe de souveraineté, fondements du droit international. Le ministre des Affaires étrangères du Danemark a convoqué l’ambassadeur américain pour lui signifier une ligne rouge claire. Bruxelles a, de son côté, exprimé sa pleine solidarité avec le royaume danois.

La population groenlandaise elle-même semble largement opposée à un tel scénario. Un récent sondage indiquait qu’une écrasante majorité des habitants rejette l’idée de devenir américains. Ce territoire de l’Arctique, peu peuplé mais stratégique, réaffirme régulièrement son attachement à son autodétermination et à son statut actuel.

Cette séquence diplomatique tendue n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans une série d’initiatives américaines visant à renforcer son influence dans la région. Plus tôt dans l’année, une visite non sollicitée du vice-président américain avait déjà provoqué des tensions, le contraignant à limiter son déplacement à une base militaire. Des révélations concernant des opérations d’influence menées par des proches de l’administration Trump avaient également alimenté les suspicions.

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