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L’accord franco-britannique sur les migrants ne dissuade pas les traversées de la Manche

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Malgré les nouvelles dispositions légales, les candidats à l’exil persistent dans leur projet, entre espoir et précarité.

La récente entente entre la France et le Royaume-Uni concernant le renvoi des migrants arrivés clandestinement sur les côtes anglaises n’a pas mis fin aux départs depuis les plages du nord de la France. Si le texte suscite des craintes parmi les exilés, il ne les empêche pas de tenter leur chance, malgré les risques encourus.

À Calais, certains, comme Adnan, un Égyptien d’une trentaine d’années, affirment vouloir accélérer leur passage avant que les mesures ne se durcissent. D’autres, épuisés par les conditions de vie dans les campements improvisés, renoncent et envisagent de retourner dans leur pays d’origine. Les associations sur le terrain dénoncent une politique complexe et anxiogène, dont les modalités restent floues pour les migrants comme pour les aidants.

Le dispositif prévoit que pour chaque personne renvoyée en France, le Royaume-Uni accepte un demandeur d’asile présent sur le territoire français. Mais les délais et les critères d’éligibilité demeurent incertains, laissant peu d’espoir à ceux qui souhaiteraient bénéficier d’une voie légale. Mohammad Jawwad, un Syrien de 45 ans, espère ainsi obtenir une prise en charge médicale en France, mais redoute un renvoi vers la Slovénie, son point d’entrée dans l’Union européenne.

Sur le terrain, les traversées se poursuivent, malgré les opérations des forces de l’ordre. En mer, les embarcations de fortune, souvent surchargées et peu équipées, continuent de prendre la route de l’Angleterre. Les sauvetages en mer et les interceptions sont fréquents, mais n’empêchent pas des milliers de personnes de parvenir à destination. Les dangers restent pourtant bien réels, comme en témoigne le décès d’une migrante somalienne cette semaine, portant à 19 le nombre de morts recensés depuis janvier.

Si l’accord franco-britannique introduit une nouvelle donne, son impact concret sur les flux migratoires reste à évaluer. Pour l’heure, la détermination des candidats à l’exil semble intacte, malgré les incertitudes et les périls du voyage.

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