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L’accord de Bougival publié au JO malgré le rejet des indépendantistes

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L’Union calédonienne dénonce une « stratégie de manipulation » de l’État français, tandis que le gouvernement assure poursuivre la mise en œuvre du texte contesté.

Le parti indépendantiste Union calédonienne a vivement condamné la publication au Journal officiel de l’accord de Bougival, qualifiant cette démarche de manœuvre destinée à imposer un texte qu’il rejette. Dans un communiqué rendu public dimanche, la formation politique, principale composante du FLNKS, accuse le ministre des Outre-mer Manuel Valls de persister dans une logique unilatérale et de mépriser la position des indépendantistes ainsi que celle du peuple kanak.

Pour sa part, le gouvernement français considère cette publication comme une avancée significative dans le processus de concrétisation de l’accord. Manuel Valls a salué une étape indispensable permettant notamment au Sénat d’examiner la proposition de loi organique visant à reporter les élections provinciales à juin 2026. Initialement approuvé le 12 juillet par l’ensemble des participants aux discussions, le texte a été rejeté en août par les militants du FLNKS, qui y voient une trahison des principes fondamentaux de leur combat.

Les tensions persistent autour de questions sensibles, notamment l’élargissement du corps électoral, lequel avait provoqué de violents affrontements en 2024. L’Union calédonienne conteste la légitimité juridique d’un accord dont les signataires définitifs restent, selon elle, flous, et dont le contenu manquerait de clarté. Elle dénonce des méthodes qu’elle juge colonialistes et contraires à l’esprit de l’accord de Nouméa.

Malgré l’opposition affichée du FLNKS, le texte continue de recevoir le soutien des autres formations politiques calédoniennes, y compris certains indépendantistes. Le ministre Valls a réaffirmé sa volonté de poursuivre le dialogue, tout en alertant sur les risques d’une déstabilisation persistante. L’accord doit être soumis à référendum début 2026, après l’adoption d’une révision constitutionnelle qui devra être examinée par le Parlement réuni en Congrès avant la fin de l’année.

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