Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

La Syrie face à son destin, un an après le changement de régime

Article

le

Le président Ahmed al-Chareh a appelé à l’unité nationale ce lundi, jour anniversaire de la chute de l’ancien pouvoir. Dans un contexte de fragilité persistante, les défis de la reconstruction et de la réconciliation s’imposent.

Le chef de l’État syrien s’est exprimé en tenue militaire, un an jour pour jour après son entrée dans la capitale à la tête des forces qui ont mis fin au règne de Bachar al-Assad. Depuis la grande mosquée des Omeyyades à Damas, il a rendu hommage à ceux qui ont participé à ce renversement, tout en lançant un appel solennel à la cohésion. La priorité absolue, a-t-il affirmé, réside désormais dans l’édification d’un État stable et souverain, capable de tourner la page de plus d’une décennie de conflit.

L’accession au pouvoir d’Ahmed al-Chareh, ancien chef jihadiste de quarante-trois ans devenu président de transition, avait marqué une rupture radicale. Son gouvernement a depuis œuvré à réintégrer la Syrie dans le concert des nations, obtenant notamment la levée de nombreuses sanctions internationales. Cette normalisation diplomatique contraste cependant avec une réalité intérieure encore précaire, où la sécurité reste une préoccupation majeure.

Le territoire demeure en effet secoué par des tensions communautaires, particulièrement dans les zones peuplées par les minorités druze et alaouite. Des violences ciblant cette dernière communauté, à laquelle appartenait l’ancien dirigeant, ont été récemment dénoncées par un dignitaire religieux. Parallèlement, les autorités kurdes administrant de vastes régions du nord et du nord-est ont interdit tout rassemblement public ces derniers jours, invoquant une menace terroriste persistante et une activité militaire israélienne récurrente.

Cette journée commémorative, ponctuée par une parade militaire et un discours présidentiel, intervient dans un climat mitigé. Elle souligne le chemin parcouru depuis la fin d’un régime familial de plus d’un demi-siècle, mais aussi l’ampleur des obstacles qui subsistent. La communauté internationale, par la voix du secrétaire général des Nations unies, a rappelé l’impératif de bâtir une société inclusive, où tous les citoyens puissent retrouver sécurité et dignité. Le processus de reconstruction nationale s’annonce comme une entreprise de longue haleine.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus