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La Syrie en proie à des violences intercommunautaires malgré les appels à la trêve

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Les affrontements entre groupes rivaux se poursuivent dans la région de Soueida, faisant des centaines de victimes et des milliers de déplacés.

Les tensions persistent dans le sud de la Syrie, où des combats opposent depuis une semaine des factions tribales sunnites et des membres de la minorité druze. Malgré les déclarations de cessez-le-feu émanant des autorités syriennes et de la communauté internationale, les armes continuent de parler dans la province de Soueida, théâtre de violences qui ont déjà coûté la vie à près d’un millier de personnes.

Les forces gouvernementales ont annoncé leur déploiement dans la région, affirmant vouloir rétablir l’ordre et protéger les civils. Cette initiative intervient après des jours d’affrontements qui ont provoqué un exode massif, avec près de 80 000 personnes contraintes de fuir leurs foyers. Les infrastructures locales, déjà fragilisées par des années de conflit, sont aujourd’hui à bout de souffle. Les hôpitaux, submergés, peinent à faire face à l’afflux de blessés, tandis que les coupures d’eau et d’électricité compliquent davantage la situation.

La communauté internationale, notamment les États-Unis, a appelé à la cessation des hostilités, insistant sur la nécessité d’un dialogue entre les parties en présence. Les répercussions de ces violences dépassent les frontières syriennes, Israël ayant exprimé son inquiétude quant au sort des druzes, une minorité présente également sur son territoire.

Ces événements s’inscrivent dans un contexte plus large de fragilisation du pouvoir central, confronté à des dissensions internes et à des défis sécuritaires persistants. Les récentes tensions rappellent les épisodes similaires survenus plus tôt dans l’année, marqués par des heurts sanglants entre différentes communautés.

Alors que la Syrie peine à sortir d’une décennie de guerre, la recrudescence des violences intercommunautaires souligne la complexité des enjeux locaux et la difficulté à instaurer une paix durable. Les appels au calme se multiplient, mais sur le terrain, la méfiance et les rancoeurs semblent encore l’emporter.

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