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La Syrie célèbre une année de transition sous le regard de la communauté internationale

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Un an après un changement de régime historique, la population syrienne a marqué l’événement par des festivités massives à Damas, tandis que les autorités font face à d’immenses défis de réconciliation et de reconstruction.

Des foules considérables ont envahi les artères de la capitale syrienne pour commémorer le premier anniversaire de la fin de l’ère Assad. L’ambiance, empreinte d’un sentiment de libération, était rythmée par des feux d’artifice et le déploiement de drapeaux nationaux. Pour de nombreux participants, cette journée symbolisait avant tout le retour d’une paix civile longtemps espérée après des années de conflit.

Le président Ahmad al-Chareh, vêtu d’un uniforme militaire, a prononcé un discours appelant à l’unité nationale et à la mobilisation collective pour relever le pays. Il a rendu hommage aux combattants ayant participé au renversement de l’ancien pouvoir. La journée a été ponctuée par un défilé militaire et des survols aériens au-dessus de la place des Omeyyades, où des prières solennelles avaient été dites plus tôt dans la matinée.

Le chemin parcouru en douze mois est salué par une partie de la population, qui évoque une réintégration rapide du pays sur la scène diplomatique mondiale. Le chef de l’État, dont le parcours passé a fait l’objet de vives controverses, a multiplié les visites officielles à l’étranger et obtenu la levée de plusieurs sanctions internationales.

Cependant, la situation sur le terrain demeure extrêmement fragile. Des violences intercommunautaires persistent, notamment dans les régions habitées par des minorités, et des opérations militaires externes continuent d’ébranler la sécurité nationale. La reconstruction économique, estimée à plusieurs centaines de milliards de dollars, constitue un défi colossal pour un État dont les infrastructures sont en ruine et une large partie de la population déplacée.

Des voix s’élèvent également pour dénoncer les manquements du nouveau pouvoir. Un appel à la grève a été lancé dans certaines zones alaouites, traduisant un sentiment de marginalisation. Par ailleurs, l’administration kurde autonome a interdit tout rassemblement public dans les territoires qu’elle contrôle, signe des tensions persistantes autour du processus d’intégration politique.

Les organisations internationales, tout en reconnaissant les progrès accomplis, soulignent l’ampleur des efforts restant à fournir. Elles appellent les autorités à garantir la justice et à établir les responsabilités pour les violations passées, alors que des dizaines de milliers de personnes sont toujours portées disparues. La réconciliation nationale et la stabilisation durable du pays s’annoncent comme un processus long et semé d’embûches.

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