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La solitude, une réalité qui touche un quart des Français

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Un rapport de la Fondation de France souligne l’ampleur du phénomène, particulièrement marqué en milieu urbain, et met en lumière le rôle déterminant des liens de proximité et de l’engagement associatif pour y faire face.

La solitude subjective, distincte de l’isolement objectif, constitue une expérience douloureuse pour une part significative de la population. Selon les données les plus récentes, ce sentiment concerne 28 pour cent des habitants des grandes agglomérations, contre 21 pour cent en zone rurale. À l’inverse, la privation de liens sociaux avérés est plus fréquente dans les campagnes, où elle affecte 14 pour cent des individus.

Dans son ensemble, la société française présente un paysage relationnel fragilisé. Une personne sur dix ne dispose d’aucun réseau de sociabilité, qu’il soit familial, amical, professionnel, de voisinage ou associatif. Ce chiffre atteint le tiers de la population si l’on inclut celles et ceux qui ne peuvent compter que sur un seul de ces cercles.

L’analyse des interactions régulières révèle que les amis et les voisins occupent une place prépondérante, devançant la famille. Les structures associatives apparaissent quant à elles comme des espaces essentiels de socialisation, offrant une stabilité relationnelle cruciale pour les personnes confrontées à l’isolement. Le bénévolat y est identifié comme un levier puissant, permettant aux individus de retrouver un sentiment d’utilité et de reconstruire une confiance en soi et en autrui.

Des initiatives concrètes cherchent à recréer du lien à l’échelle locale. Certaines applications mobiles, par exemple, facilitent la mise en relation entre voisins pour des activités partagées ou des services ponctuels. Ces plateformes organisent également des événements conviviaux gratuits, favorisant la mixité sociale à travers des activités aussi variées que des jeux, des discussions ou des rencontres sportives.

Des témoignages illustrent l’impact de ces démarches. Une Parisienne évoque ainsi comment la participation à des actions de maraude et à des échanges en ligne lui a procuré un bien-être tangible et le sentiment d’être utile, la conduisant à s’engager comme bénévole. Une autre habitante, installée en milieu rural, explique que son implication dans une boutique solidaire et un atelier lui a permis de rompre un isolement subi pendant une période difficile.

L’enquête insiste sur la valeur des micro-gestes du quotidien entre habitants d’un même quartier ou d’un même village. Ces interactions, en apparence anodines, constituent la trame d’un tissu social résilient et sont fondamentales pour prévenir l’exclusion relationnelle.

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. lulu

    23 janvier 2026 at 22 h 23 min

    je suis seule à la retraite 69 ans le cercle d’ amis et amies sont plus là .depuis deux ans. je vais vers les autres .un monde déshumaniser les relations famille sont fermés.je vais temps libre université . trop seule très dur .en plus seule ont jamais choyer .avec une retraite peine à vivre un loyer seule. plus de loisirs. plus cinéma .plus de voyage . depuis 2022 l ‘ énorme inflation .le coût de la vie .la maison quartier payant toutes les activités sont payante ..un resto une fois tout les six mois. oui les gens me connaissent dans le besoin ..lulu

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