Économie
La SNCF déploie une surveillance aérienne nocturne contre le pillage des métaux
Face à la recrudescence des vols de câbles sur son réseau, la compagnie ferroviaire intensifie sa lutte grâce à des drones équipés de vision thermique, déployés lors d’une démonstration dans le Loiret.
Dans l’obscurité des campagnes françaises, une armada silencieuse prend son envol. La Société nationale des chemins de fer a dévoilé jeudi son dispositif de drones nocturnes destiné à contrer le pillage systématique des câbles en cuivre le long de ses voies ferrées. Cette démonstration organisée à Artenay, dans le Loiret, illustre la nouvelle stratégie déployée pour protéger les 28 000 kilomètres du réseau national.
Les appareils, conçus par l’entreprise toulousaine Delair, sont dotés de caméras infrarouges capables de détecter la moindre présence humaine près des infrastructures ferroviaires. La flotte, qui compte désormais deux cents unités, effectue près de deux mille missions annuelles, dont deux cents spécifiquement dédiées à la prévention des intrusions et actes de vandalisme. Ces engins volants transmettent en temps réel leurs observations aux équipes de la police ferroviaire, permettant une intervention rapide sur le terrain.
Les autorités ferroviaires soulignent l’impact économique considérable de ces délits. Le cours du cuivre, souvent qualifié d’or rouge, avoisine les dix mille euros la tonne sur les marchés internationaux, alimentant un trafic illicite particulièrement organisé. Quatre réseaux spécialisés dans le vol de métaux ont été démantelés depuis le mois de septembre, dont un en flagrant délit. La compagnie investit cent millions d’euros dans la sécurisation de son réseau, dont vingt millions exclusivement consacrés aux opérations de protection.
Au-delà de la simple interception des malfaiteurs, l’objectif affiché reste avant tout dissuasif. Les responsables expliquant vouloir créer un sentiment de risque permanent pour décourager les tentatives. Cette approche semble porter ses fruits, avec une diminution notable des incidents constatée au cours des quinze dernières années. Le transport ferroviaire n’est pas la seule cible de ces pillages, les réseaux téléphoniques, électriques et les chantiers du BTP subissant également ces préjudices.
La démonstration dans le Loiret revêtait une symbolique particulière, la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse faisant l’objet d’importants travaux de rénovation. Soixante-dix kilomètres de voies sont actuellement modernisées, et toute perturbation pourrait affecter la circulation des convois. La surveillance technologique intensive doit garantir le bon déroulement des chantiers et assurer la ponctualité des trains, essentielle pour maintenir la confiance des voyageurs.
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