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La population ursine des Pyrénées, une croissance numérique en trompe-l’œil

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_**Le nombre d’ours augmente régulièrement dans le massif, mais cette dynamique positive est assombrie par un inquiétant déclin de la diversité génétique, selon le dernier bilan officiel.**_

Les Pyrénées abritent désormais un minimum de cent huit plantigrades distincts. Ce chiffre, établi pour l’année 2025, confirme la tendance à la hausse observée depuis près de deux décennies, avec un taux d’accroissement annuel moyen avoisinant les douze pour cent. La progression démographique se poursuit donc, illustrée l’an passé par la détection d’au moins six portées.

Cette expansion numérique masque cependant une fragilité croissante. Les analyses génétiques révèlent une augmentation de la consanguinité et une diversité génétique globalement faible au sein de la population. Cette situation découle directement des origines de la plupart des individus présents, issus d’un nombre très limité d’ours slovènes réintroduits à partir des années 1990, après la quasi-extinction de la souche pyrénéenne historique.

Les premiers effets de cette homogénéité génétique sont déjà mesurables. Ils se traduisent notamment par une réduction de la taille des portées, une baisse de la survie des oursons et une fertilité affectée. Les experts soulignent que plus le temps passe, plus les mesures correctives deviendront complexes et nécessiteront l’introduction d’un nombre important de nouveaux individus pour restaurer un patrimoine génétique viable.

Face à ce constat, les défenseurs de l’ours pressent les autorités d’agir rapidement en programmant de nouveaux lâchers d’individus. Ils estiment que sans cet apport de sang neuf, la pérennité à long terme de l’espèce dans le massif pourrait être compromise, malgré l’augmentation des effectifs. Le gouvernement, pour sa part, attend les conclusions définitives d’une étude commandée sur le sujet, dont les résultats préliminaires corroborent les craintes concernant l’impact de la consanguinité.

Parallèlement, la cohabitation avec les activités pastorales reste un sujet de tension, bien que le nombre de dommages attribués aux ours sur les troupeaux semble se stabiliser, voire diminuer légèrement ces dernières années.

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