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La paralysie budgétaire menace à nouveau le département de la Sécurité intérieure américain

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Le bras de fer politique entre démocrates et républicains sur les pratiques de l’immigration conduit à une impasse législative, exposant plusieurs agences fédérales à un arrêt partiel de leurs activités.

L’incapacité du Congrès à adopter un budget pour le département de la Sécurité intérieure (DHS) avant l’échéance de minuit vendredi plonge une nouvelle fois l’appareil sécuritaire fédéral dans l’incertitude. L’impasse découle de désaccords profonds concernant le financement et les méthodes de l’agence en charge de l’immigration et des douanes (ICE). Les élus démocrates conditionnent tout accord à des réformes substantielles des opérations de cette police, exigeant notamment la fin de certaines pratiques et un encadrement juridique plus strict des arrestations.

Cette position s’est durcie à la suite de récents incidents survenus à Minneapolis, ayant conduit au décès de deux citoyens. Les parlementaires de l’opposition estiment que les fonds publics ne doivent pas soutenir, selon leurs termes, des actions contestables. La majorité républicaine au Sénat, qui nécessite malgré tout des voix démocrates pour faire passer le texte budgétaire, se heurte à un refus catégorique. La Maison Blanche affirme pour sa part être engagée dans des pourparlers constructifs, une assertion immédiatement rejetée par les sénateurs de l’opposition, qui jugent les concessions proposées insuffisantes.

Les conséquences pratiques de ce blocage sont directes. À compter de samedi, une partie des fonctionnaires du DHS sera mise en congé sans solde, tandis qu’une autre, chargée des missions critiques, devra poursuivre son travail sans rémunération jusqu’à la résolution de la crise. Paradoxalement, l’agence ICE, au cœur du différend, devrait continuer ses opérations grâce à des crédits antérieurement approuvés. En revanche, d’autres entités comme l’agence fédérale des situations d’urgence (FEMA) seront directement affectées.

L’administration de la sécurité des transports (TSA) a d’ores et déjà alerté sur les risques opérationnels. Un arrêt prolongé des crédits pourrait engendrer des perturbations significatives dans les aéroports du pays, avec des retards, des files d’attente allongées et des annulations de vols. Cet épisode constitue le troisième blocage budgétaire intervenu depuis le début de l’année, illustrant la chronicité des tensions politiques autour des questions de financement fédéral et d’immigration.

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