Économie
La mobilisation agricole se réorganise après une trêve hivernale
Après deux semaines de blocages dans le Sud-Ouest, les principaux barrages autoroutiers sont démantelés. Les syndicats annoncent cependant une reprise des actions dès la première semaine de janvier, estimant leurs revendications insuffisamment entendues par le gouvernement.
Les principaux points de blocage érigés par les agriculteurs sur les autoroutes du Sud-Ouest ont été levés vendredi. Cette décision, prise par la Coordination rurale, marque une pause tactique après douze jours de mobilisation intensive. Les manifestants ont commencé à démonter leurs installations sur des axes majeurs comme l’A63 près de Bordeaux et l’A64 au Pays basque, tout en procédant au nettoyage des sites. Les autorités préfectorales anticipent un retour à une circulation normale sur ces artères d’ici à dimanche.
Cette suspension temporaire des opérations n’équivaut pas à un abandon du mouvement. Les responsables syndicaux l’ont présentée comme une nécessité pratique, permettant aux exploitants de retourner à leurs fermes pour s’occuper de leurs exploitations et de leurs animaux, le temps des fêtes de fin d’année. Ils affirment toutefois que la colère demeure intacte et que la lutte reprendra sous une autre forme dès la rentrée de janvier.
L’origine de cette crise remonte à la gestion par l’État d’une épizootie affectant les bovins. L’abattage préventif d’un troupeau entier dans l’Ariège, suite à la détection d’un premier cas, a servi de détonateur. Les agriculteurs contestent vigoureusement ce protocole sanitaire, qu’ils jugent disproportionné et économiquement destructeur. Malgré plusieurs rencontres avec le Premier ministre et le président de la République, principalement centrées sur la question du Mercosur, le ministère de l’Agriculture a maintenu sa position, refusant de réviser la doctrine d’abattage.
Les syndicats estiment donc que leurs demandes fondamentales sont restées lettre morte. Ils réclament notamment la fin de l’abattage systématique de troupeaux entiers et une révision complète de la stratégie de lutte contre la maladie. En guise d’avertissement, certains leaders évoquent déjà la possibilité d’une montée à Paris avec un convoi de tracteurs au début de l’année prochaine, tandis que d’autres promettent de nouvelles actions de blocage à partir du 5 janvier.
Si l’effort de mobilisation s’est concentré ces derniers jours en Occitanie, où quelques barrages persistent, la Coordination rurale assure que la contestation reste vive. Elle met en avant quelques concessions obtenues, comme des améliorations dans les indemnisations ou la mise en place d’un test de dépistage post-vaccinal, mais les considère comme très insuffisantes. La profession attend désormais des signaux forts du gouvernement, faute de quoi elle s’engage dans une nouvelle phase de mobilisation qui pourrait prendre une ampleur nationale.
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