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La meilleure amie de Delphine Jubillar décrit une relation conjugale étouffante

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Le témoignage poignant d’une proche amie a offert un éclairage saisissant sur la dynamique du couple Jubillar, révélant une femme qui semblait s’effacer dans son propre foyer.

Devant la cour d’assises du Tarn, l’amie la plus proche de Delphine Jubillar a décrit une relation conjugale marquée par une dégradation progressive. Cette femme de 48 ans, rencontrée en 2016 grâce à la scolarisation commune de leurs enfants à Cagnac-les-Mines, est devenue une confidente après avoir bénéficié du soutien de l’infirmière durant sa propre séparation.

Le portrait qui se dessine est celui d’un couple initialement complice, particulièrement après la naissance de leurs deux enfants, mais où les marques d’affection se sont progressivement estompées. Le témoin a évoqué un tournant décisif lorsque Cédric Jubillar a finalement refusé de signer un contrat à durée indéterminée durant l’été 2020. Elle a décrit comment la présence du mari transformait radicalement l’attitude de son amie, passant d’une personne joviale et communicative à une femme silencieuse et effacée.

Le comportement de l’accusé envers son épouse a été dépeint comme dominateur et dévalorisant. Selon la témoin, Delphine Jubillar perdait toute capacité à s’exprimer en présence de son mari, qui monopolisait systématiquement l’espace conversationnel. Cette description d’une relation où la femme semblait progressivement s’effacer a constitué l’un des moments forts de cette audience.

L’audition a également permis d’examiner certains éléments matériels considérés comme cruciaux par l’accusation. La position du véhicule familial la veille de la disparition a fait l’objet d’une déclaration catégorique. La témoin a affirmé avec certitude que l’automobile était garée dans le sens de la montée, contredisant ainsi sa position constatée après les événements. Cette précision renforce l’hypothèse selon laquelle le véhicule aurait été déplacé durant la nuit du 15 au 16 décembre 2020.

Concernant les lunettes de Delphine Jubillar retrouvées brisées, la proche amie a indiqué qu’elles présentaient déjà quelques dommages avant la disparition, tout en précisant qu’elles n’étaient pas dans l’état fragmentaire où elles ont été découvertes.

Le témoignage a par ailleurs évoqué des épisodes révélateurs du caractère de Cédric Jubillar. Un incident au lac, où l’homme aurait frappé son fils avec une sandale, a été relaté comme illustrant sa conception de l’autorité parentale. Des propos attribués à l’accusé ont également été rapportés, notamment sa réaction à l’annonce du divorce par son épouse fin octobre, où il aurait évoqué l’éventualité de se suicider.

L’infirmière de 33 ans exerçait à la clinique Claude-Bernard d’Albi lorsqu’elle a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Le procès se poursuit avec l’audition prévue de plusieurs de ses collègues de travail. La décision de la cour d’assises est attendue pour le 17 octobre prochain.

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