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La Jamaïque sous le choc après le passage dévastateur de l’ouragan Melissa

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L’île caribéenne évalue avec consternation l’ampleur des destructions laissées par l’un des cyclones les plus violents de son histoire, qui a ravagé infrastructures et paysages.

Les images qui s’offrent aux Jamaïcains ce mercredi témoignent d’un niveau de dévastation inédit. Sur l’ensemble du territoire, les infrastructures apparaissent disloquées, les paysages méconnaissables. Les routes principales sont coupées par les inondations et les arbres déracinés, tandis que les réseaux électriques gisent au sol. Les autorités locales évoquent des difficultés majeures pour établir un bilan exhaustif, de nombreuses zones rurales restant injoignables.

Dans la région de Bluefields, où le phénomène météorologique a touché terre, un gérant d’établissement hôtelier décrit l’intégralité de ses villas privées de toiture et ses installations balnéaires réduites à l’état de vestiges. « Les arbres qui tiennent encore debout ne sont plus que des squelettes, toute la végétation a été rasée », rapporte-t-il, reliant son témoignage grâce à un équipement satellitaire d’urgence.

L’épisode cyclonique a provoqué des scènes de panique parmi les habitants. Un père de famille confie s’être barricadé avec les siens dans la partie la plus reculée de son habitation, décrivant une sensation d’étouffement due à la chute brutale de la pression atmosphérique et un vacarme comparable au passage d’un convoi ferroviaire. Si sa résistance a tenu bon, il évoque le sort de voisins contraints de s’extirper des décombres de leurs maisons effondrées.

Les secteurs agricoles subissent des pertes considérables. Un restaurateur de Seaford Town constate l’anéantissement total de son exploitation et de ses cultures bananières. Plus au nord, à Barbary Hall, les vergers et potagers familiauls ont été balayés, tout comme les dépendances et les installations d’élevage.

Les images aériennes révèlent l’étendue du désastre dans le comté de Saint-Elizabeth, montrant des localités entières dénudées, les édifices publics gravement endommagés et les terres agricoles submergées. Les services de secours peinent à organiser les opérations d’assistance, les voies d’accès étant impraticables. Près de six cent mille foyers seraient privés d’électricité selon les estimations gouvernementales.

Face à l’ampleur des destructions, la communauté internationale commence à mobiliser son aide. Les autorités insulaires anticipent déjà un processus de reconstruction qui s’annonce aussi complexe que prolongé, tant les besoins semblent immédiats et colossaux.

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