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La Grande Barrière de corail sous un stress thermique sans précédent

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Les conclusions d’une étude publiée dans Nature Communications révèlent que les épisodes de blanchissement s’intensifient et se rapprochent, laissant peu de répit aux écosystèmes récifaux.

Plus de la moitié des coraux de la planète ont subi un blanchissement significatif entre 2014 et 2017. Cet événement, le troisième à l’échelle mondiale en une décennie, est décrit par les scientifiques comme le plus grave et le plus étendu jamais documenté. Les données indiquent qu’au cours de cette période, une proportion importante de coraux a connu une mortalité notable, un phénomène bien plus limité lors des épisodes précédents survenus en 1998 et 2010.

La situation actuelle apparaît encore plus alarmante. Un quatrième épisode mondial est en cours depuis le début de l’année 2023. L’intensité du stress thermique subi par les océans atteint des niveaux comparables, voire supérieurs, à ceux enregistrés lors du pic de 2014-2017. Dans certaines régions, comme le Pacifique panaméen, les effets sont déjà plus sévères, entraînant une disparition massive des coraux.

Ce phénomène de blanchissement survient lorsque les coraux, stressés par une élévation prolongée de la température de l’eau, expulsent les algues symbiotiques qui leur procurent nutriments et couleurs. Privés de cette source vitale, ils dépérissent. Les récifs, qui jouent un rôle crucial en matière de biodiversité, de protection côtière et de stockage du carbone, sont ainsi particulièrement vulnérables au réchauffement climatique.

La communauté scientifique souligne une accélération des impacts. La fréquence accrue des vagues de chaleur marines ne laisse plus aux écosystèmes le temps nécessaire pour se régénérer entre deux épisodes. Les chercheurs estiment que le franchissement du seuil de 1,5°C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle, désormais très probable à court terme, condamnerait la grande majorité des récifs coralliens à l’échelle planétaire. Cette perspective renforce l’urgence d’une réduction immédiate et profonde des émissions de gaz à effet de serre pour préserver ces écosystèmes essentiels.

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