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La future primat de l’Église anglicane visée par une plainte pour sa gestion d’une affaire d’agression

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_**L’évêque Sarah Mullally, qui doit prendre la tête de l’institution fin janvier, est mise en cause pour des faits remontant à 2020. L’Église d’Angleterre reconnaît des dysfonctionnements dans le traitement du dossier.**_

L’Église d’Angleterre est confrontée à une nouvelle controverse à l’approche de la passation de pouvoir à sa tête. Sarah Mullally, l’évêque de Londres désignée pour succéder au primat Justin Welby, fait l’objet d’une plainte concernant sa gestion d’une affaire d’agression. Les faits, révélés par un média spécialisé, remontent à plusieurs années.

Selon les informations publiées, une personne identifiée sous le pseudonyme « N » avait signalé en 2020 le comportement de Sarah Mullally. La plainte portait sur la manière dont l’évêque avait traité une accusation d’agression formulée une décennie plus tôt contre un prêtre du diocèse de Londres. Il est reproché à Sarah Mullally d’avoir, à l’époque, contacté directement le membre du clergé mis en cause par courriel, une démarche contraire aux procédures établies. Elle aurait également qualifié les allégations de « sans fondement ».

L’institution religieuse a reconnu que cette plainte de 2020 visant directement la future primat n’avait pas été examinée. Un porte-parole du palais de Lambeth a évoqué des « erreurs administratives » et une « mauvaise interprétation » des intentions du plaignant, précisant que Sarah Mullally elle-même n’en avait pas été informée. Les autorités ecclésiastiques affirment avoir récemment adressé un courrier à « N » pour clarifier la situation et définir la suite à donner.

La personne à l’origine de la plainte a fait part, via la presse, de l’impact de cette affaire sur sa santé psychologique, exprimant un profond sentiment d’abandon. De son côté, Sarah Mullally a réagi par un communiqué, déplorant la déception subie par « N » et reconnaissant les défaillances systémiques. « Le fonctionnement de l’Église doit changer », a-t-elle déclaré, s’engageant à œuvrer, une fois en fonction, à une réforme « nécessaire et attendue depuis longtemps ». Elle avait déjà, lors de l’annonce de sa nomination en octobre, promis de favoriser « une culture de sécurité et de bien-être pour tous », admettant que l’institution avait trop souvent négligé les abus de pouvoir.

Cette affaire survient dans un contexte sensible pour l’Église anglicane, toujours marquée par les révélations ayant conduit à la démission de l’ancien archevêque de Canterbury, Justin Welby, début 2025. Sa succession par la première femme nommée à ce poste était perçue comme un tournant. La gestion de ce dossier constitue désormais un premier test concret pour la future primat, dont l’action réformatrice est très attendue.

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