Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

La France intercepte un nouveau pétrolier russe en Méditerranée

Article

le

Pour la deuxième fois en quelques mois, les forces navales françaises ont procédé à l’arraisonnement d’un bâtiment suspecté de contourner les sanctions internationales contre Moscou. Cette opération illustre la volonté européenne de tarir les ressources financières de l’effort de guerre russe.

La Marine nationale a mené une opération de contrôle en Méditerranée occidentale, conduisant à l’interception du pétrolier Grinch. Ce navire, soupçonné d’appartenir à la flotte dite fantôme utilisée par la Russie pour ses exportations d’hydrocarbures, a été approché dans les eaux internationales de la mer d’Alboran. L’action s’est déroulée avec le concours de plusieurs partenaires, dont le Royaume-Uni, qui a assuré un appui en surveillance.

Les vérifications effectuées à bord ont confirmé des irrégularités concernant le pavillon, présumé falsifié, sous lequel le bâtiment naviguait. Une procédure judiciaire a été engagée et le navire a été dérouté vers un point de mouillage sous escorte militaire pour des investigations complémentaires. Les autorités maritimes françaises soulignent que l’intervention s’inscrit dans le strict cadre du droit international de la mer.

Cette initiative fait suite à un précédent arraisonnement réalisé dans l’Atlantique à l’automne dernier. Elle répond à un appel lancé récemment pour renforcer l’entrave au commerce pétrolier russe, dont les revenus contribuent significativement au financement des opérations militaires en Ukraine. La démarche a été saluée par plusieurs capitales alliées, qui y voient une démonstration de détermination collective.

Les spécialistes estiment toutefois que l’impact de telles opérations restera limité sans des mesures plus ambitieuses, telles que la saisie effective des cargaisons. Des centaines de navires similaires font actuellement l’objet de sanctions de la part de l’Union européenne, constituant un défi permanent pour le contrôle des flux maritimes.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus