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Société

La fin des privilèges pour les anciens Premiers ministres

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_**Le gouvernement met un terme aux avantages protocolaires à vie, supprimant voiture avec chauffeur et protection policière permanente pour les ex-chefs de gouvernement.**_

Dès le 1er janvier 2026, les anciens Premiers ministres français devront renoncer à plusieurs dispositifs protocolaires jusqu’alors accordés sans limitation de durée. La mesure, officialisée par décret, concerne principalement la voiture avec chauffeur et la protection policière, qui représentaient une part significative des dépenses engagées par l’État pour ces personnalités.

Le coût annuel de ces avantages était évalué à plusieurs millions d’euros, incluant notamment les salaires des agents, les frais de fonctionnement et l’entretien des véhicules. Dix-sept anciens chefs de gouvernement bénéficiaient encore de ce régime, désormais considéré comme obsolète au regard des impératifs de modernisation de l’action publique.

La protection policière ne sera plus automatique et devra être justifiée par une évaluation individualisée des risques. Seules les situations où une menace avérée est identifiée donneront lieu à un maintien temporaire de ce dispositif. Cette approche ciblée répond à une volonté d’adapter les moyens de sécurité aux besoins réels, tout en rationalisant les dépenses.

Certains avantages demeurent cependant, sous conditions. Les anciens Premiers ministres pourront conserver un agent de secrétariat pendant une période maximale de dix ans, et ce jusqu’à l’âge de soixante-sept ans. Une indemnité de fin de mandat de trois mois est également maintenue, sous réserve du respect des obligations déclaratives auprès des autorités compétentes.

Cette refonte s’inscrit dans une logique de sobriété et d’exemplarité, alors que le gouvernement souligne la nécessité d’une gestion plus rigoureuse des deniers publics. Il s’agit également de clarifier un paysage juridique jusqu’ici régi par des traditions non écrites, parfois étendues à d’anciens ministres de l’Intérieur ou à certains membres du gouvernement. La nouvelle réglementation entend ainsi concilier protection légitime et rationalisation administrative.

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