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La famille et les proches de Delphine Jubillar affirment la culpabilité de son mari au procès

Les témoignages à la cour d’assises du Tarn décrivent un homme violent et un couple en crise, tandis que l’accusé maintient son innocence.
Deux amies intimes de Delphine Jubillar ont exprimé devant la cour leur conviction que Cédric Jubillar est l’auteur du meurtre de son épouse. L’infirmière de 33 ans a disparu en décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, et son corps n’a jamais été retrouvé. Les proches de la victime ont évoqué une femme réservée mais pleine de vie, décrivant un mari jaloux et agressif.
L’une des amies d’enfance a déclaré avec colère être certaine que l’accusé a tué Delphine de ses propres mains. La belle-sœur de la sœur aînée de la disparue a partagé la même certitude, soulignant que la jeune femme subissait une surveillance constante de la part de son mari. Ces témoignages ont été prononcés lors d’une journée consacrée à la personnalité et à la vie de Delphine Jubillar.
Plusieurs proches ont également évoqué les tensions au sein du couple. Une amie a indiqué que la relation avait atteint un point de rupture lorsque Cédric Jubillar a refusé de signer un contrat à durée indéterminée à l’été 2020. Selon elle, Delphine n’avait plus d’espace pour s’exprimer et se sentait effacée par son mari. Une autre connaissance a rapporté que l’infirmière lui avait confié vivre un enfer au domicile conjugal.
Un détail concernant le stationnement du véhicule de Delphine la veille de sa disparition a retenu l’attention. Une amie a affirmé avec force que la voiture était garée dans le sens de la montée, contredisant ainsi la position constatée le lendemain. Cette divergence alimente l’hypothèse selon laquelle Cédric Jubillar aurait utilisé le véhicule pour déplacer le corps de son épouse.
L’accusé, présent dans le box, est resté impassible durant la plupart des dépositions, le menton appuyé sur ses bras croisés. Interrogé sur un incident datant de 2014, au cours duquel une voisine aurait entendu des ordres humiliants proférés à l’encontre de son épouse, il a nié ces allégations, précisant qu’il ne s’adressait ainsi qu’à son chien.
Les enseignantes de Louis, le fils du couple, ont pour leur part souligné que Delphine assumait seule les trajets scolaires. L’une d’elles a rapporté que l’enfant exprimait de la crainte lorsque son père se mettait en colère contre sa sœur. Le verdict de ce procès est attendu pour le 17 octobre.

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