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La droite sénatoriale ouvre la porte à un compromis budgétaire, sous conditions
Alors que le calendrier parlementaire se resserre, la majorité de droite au Sénat affiche sa volonté de négocier le budget de l’État pour 2026, tout en posant des lignes rouges infranchissables concernant la fiscalité et la dette.
L’issue du projet de loi de finances pour l’année prochaine repose désormais en grande partie sur les épaules de la chambre haute. Le Sénat, dominé par une alliance de droite et du centre, se trouve dans une position d’arbitre décisif pour débloquer une impasse législative. Les délais extrêmement serrés imposent en effet un accord entre les deux assemblées avant la fin de l’année, sans quoi le pays se retrouverait face à l’adoption d’un budget a minima par ordonnance.
Les sénateurs doivent se prononcer lundi sur un texte profondément remanié. S’ensuivra alors l’étape cruciale de la commission mixte paritaire, prévue le 19 décembre, où sept élus de chaque chambre tenteront de trouver un terrain d’entente. Le rapporteur général des finances au Sénat, Jean-François Husson, assure qu’une « voie de passage existe », tout en prévenant que sa majorité sera « à l’écoute » mais « pas à n’importe quel prix ». Des pourparlers techniques sont déjà engagés avec son homologue de l’Assemblée nationale.
La fermeté des Républicains constitue cependant le principal obstacle. Leur président, Bruno Retailleau, exclut tout accord qui entraînerait une hausse significative des prélèvements obligatoires sans une réduction marquée de l’endettement public. Cette intransigeance s’était déjà manifestée par le rejet sénatorial du budget de la Sécurité sociale, adopté in fine par les députés. La droite du Palais du Luxembourg reproche par ailleurs au gouvernement d’avoir, selon ses termes, trop négligé la haute assemblée et excessivement cédé aux demandes des socialistes pour boucler le volet social des finances publiques.
Le président du Sénat, Gérard Larcher, réputé pour son art du compromis, œuvre lui aussi en coulisses pour faciliter un « atterrissage ». Toutefois, des voix dans son entourage estiment que des concessions ont déjà été trop nombreuses et qu’il n’est pas question de « se renier ». La perspective d’un recours à l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter un éventuel compromis est évoquée dans certains cercles, mais elle suscite des menaces immédiates de motion de censure de la part de l’opposition de gauche.
En l’absence d’accord, le scénario d’une loi de finances rectificative provisoire se profile, reportant le débat budgétaire substantiel au début de l’année 2026. Les prochains jours seront donc déterminants pour éviter cette issue, qui prolongerait l’incertitude sur les orientations financières de l’État.
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