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La directrice du PNUE appelle à maintenir le cap sur la sortie des énergies fossiles

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À la COP30, Inger Andersen souligne l’urgence d’accélérer la transition énergétique tout en reconnaissant des progrès tangibles depuis l’accord de Paris.

La directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l’environnement a insisté sur la nécessité de garder comme objectif central l’abandon progressif des énergies fossiles. Interrogée sur l’efficacité des engagements climatiques actuels, elle a reconnu que les contributions nationales restaient insuffisantes pour infléchir la trajectoire du réchauffement. Elle a toutefois appelé à intensifier les efforts plutôt qu’à renoncer, estimant que la communauté internationale manifestait une réelle prise de conscience.

Selon elle, la question des émissions doit occuper une place centrale dans les discussions, qu’elle soit formellement inscrite à l’ordre du jour ou non. Le développement massif des alternatives énergétiques représente selon elle une priorité absolue, les économies mondiales demeurant structurellement dépendantes des combustibles fossiles.

Évoquant l’échec des négociations sur un traité international contre la pollution plastique, la responsable onusienne a rejeté tout optimisme excessif. Elle a rappelé que les processus multilatéraux exigent souvent des années avant d’aboutir, citant l’exemple des traités sur la haute mer ou les objectifs climatiques. Face à l’urgence environnementale, elle a plaidé pour une accélération des cycles de négociation, jugeant que les moments difficiles pouvaient paradoxalement favoriser une concentration des efforts.

Concernant l’absence d’une délégation fédérale américaine à cette conférence climatique, elle a exprimé son attachement au principe de représentation universelle dans les enceintes multilatérales. Tout en respectant les décisions souveraines des gouvernements, elle a souligné l’importance d’une participation de tous les États, quelle que soit leur position. Elle a refusé d’attribuer à un pays particulier la responsabilité des blocages, préférerant insister sur la nature collective des défis à relever.

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