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La Clusaz voit son projet de retenue d’eau annulé par la justice

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Le tribunal administratif a estimé que le dispositif, destiné en partie à l’enneigement artificiel, ne présentait pas un intérêt public suffisant pour justifier son impact environnemental.

Le tribunal administratif de Grenoble a mis un terme au projet controversé de retenue d’eau à La Clusaz, en Haute-Savoie. Dans son jugement rendu cette semaine, la juridiction a annulé l’autorisation environnementale accordée par la préfecture, considérant que le projet ne répondait pas à une nécessité impérieuse d’intérêt public. Cette décision fait suite à une bataille judiciaire engagée par des associations de défense de l’environnement, qui dénonçaient les risques pour les écosystèmes locaux.

Les magistrats ont souligné l’absence de justification suffisante pour déroger à la protection des espèces protégées présentes sur le site. La retenue, d’une capacité de 148 000 mètres cubes, devait principalement servir à alimenter les canons à neige de la station de ski, tout en fournissant un apport complémentaire en eau potable. Les opposants au projet y voyaient une artificialisation excessive de la montagne et une privatisation de la ressource en eau.

Du côté de la municipalité, le maire de La Clusaz a exprimé sa déception tout en reconnaissant la nécessité de trouver des alternatives. Il a rappelé que la station, comme d’autres territoires de montagne, doit composer avec des enjeux économiques, agricoles et sécuritaires, notamment face aux risques d’incendie. L’élu a toutefois laissé entendre que la préfecture pourrait interjeter appel de cette décision devant la cour administrative de Lyon.

Cette affaire s’inscrit dans un débat plus large sur l’avenir des stations de ski confrontées au réchauffement climatique. Alors que certaines misent sur l’enneigement artificiel pour compenser les hivers moins enneigés, d’autres voix plaident pour une diversification des activités touristiques, moins dépendantes de la neige. Le jugement rendu à Grenoble pourrait ainsi faire jurisprudence dans les prochains contentieux similaires.

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