Nous rejoindre sur les réseaux

Planète

La Chine, entre leadership vert et dépendance au charbon

Article

le

Le géant asiatique mène une course effrénée au développement des énergies renouvelables tout en maintenant son recours massif aux centrales thermiques, une dualité énergétique qui interroge sur sa trajectoire climatique.

La République populaire affiche une progression spectaculaire dans le déploiement des infrastructures solaires et éoliennes, dépassant désormais l’ensemble des capacités installées aux États-Unis. Cette dynamique contraste avec la persistance des investissements dans de nouvelles unités de production électrique au charbon. Le pays concentre à lui seul plus de 90% des constructions mondiales de centrales thermiques, selon les données du Centre de recherche sur l’énergie et l’air pur.

Cette apparente contradiction s’explique par la stratégie dite du « construire avant de démanteler », qui maintient en activité les installations existantes pendant la montée en puissance des énergies décarbonées. Les autorités chinoises, marquées par les ruptures d’approvisionnement électrique survenues entre 2021 et 2022, privilégient la sécurité énergétique immédiate. Cette approche répond également à une croissance soutenue de la demande, qui dépasse souvent le rythme d’installation des nouvelles capacités renouvelables.

Les défis techniques et logistiques compliquent cette transition. L’éloignement géographique entre les zones de production renouvelable et les grands centres urbains nécessite des infrastructures de transport d’électricité encore insuffisantes. Parallèlement, la fin programmée des tarifs d’achat garantis pour les énergies vertes introduit une nouvelle incertitude quant à leur rentabilité future.

Pourtant, le secteur des énergies propres représente désormais un pilier économique majeur, ayant contribué à hauteur de 10% du produit intérieur brut l’an dernier. Les ambitions affichées par Pékin incluent le déploiement de 3 600 gigawatts de capacités solaires et éoliennes d’ici 2035. Si le parc charbonnier chinois fonctionne actuellement à seulement la moitié de sa capacité, son existence continue de soulever des questions cruciales pour l’équilibre climatique mondial, alors que la Chine reste le premier émetteur de gaz à effet de serre de la planète.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus