Économie
La centrale de Gardanne entame sa conversion à la biomasse après une décennie de turbulences
L’unité de production, qui a définitivement abandonné le charbon, a repris son activité en brûlant du bois. Un projet soutenu par les pouvoirs publics mais vivement contesté par les défenseurs de l’environnement.
L’imposante silhouette de la centrale thermique de Provence, à Gardanne, domine toujours le paysage de sa cheminée de près de trois cents mètres. Après une longue période d’incertitude et d’arrêt, ses installations sont de nouveau en service. Le site, propriété du groupe GazelEnergie, a achevé sa mue en se convertant intégralement à la biomasse, une première à cette échelle en Europe selon l’exploitant. Cette transformation, qui a nécessité près de dix ans de travaux et d’ajustements, marque la fin de l’ère du charbon pour cette infrastructure historique.
La décision politique de fermer les dernières centrales au charbon du pays avait placé l’avenir du site en suspens, suscitant de vives inquiétudes quant aux emplois locaux. Le rachat par l’actuel propriétaire en 2019 s’est accompagné d’un important plan de restructuration et d’un conflit social prolongé, ayant conduit à un arrêt temporaire des opérations. La reprise effective de la production, avec une puissance désormais réduite, intervient dans un contexte énergétique tendu et représente un investissement considérable pour l’entreprise.
Le procédé retenu, consistant à produire de l’électricité par la combustion de bois, ne fait toutefois pas l’unanimité. Des associations environnementales, emmenées par France Nature Environnement, dénoncent un projet aux rendements qu’elles jugent médiocres et dont l’approvisionnement pourrait menacer les forêts, y compris dans des zones protégées. Elles pointent également le coût pour la collectivité, estimant que le mécanisme de soutien public accordé à la centrale représente une dépense excessive.
Pour répondre à ces critiques, l’exploitant a dû revoir son schéma d’approvisionnement, désormais encadré par un arrêté préfectoral. Le plan validé prévoit l’utilisation majoritaire de bois local, complétée par des importations et des déchets de bois. Les responsables du site affirment que leur activité s’inscrit dans une gestion forestière durable et qu’ils n’interviennent qu’en aval des filières du bois d’œuvre et d’industrie. Des prescriptions supplémentaires, comme l’interdiction des prélèvements dans les zones Natura 2000 en France, ont été imposées, bien que jugées insuffisantes par les opposants.
Le débat se cristallise également autour des conditions financières de l’opération. Le renouvellement du contrat d’achat de l’électricité par l’État fait l’objet de vives critiques, certains acteurs le qualifiant de subvention disproportionnée en comparaison d’autres énergies renouvelables. La controverse persiste ainsi entre la volonté de maintenir une activité industrielle et les impératifs de transition écologique et de rigueur budgétaire.
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