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La CEDH ferme la porte à Marine Le Pen : l’inéligibilité confirmée dans l’immédiat

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La dirigeante du RN voit sa demande de suspension rejetée par la justice européenne, scellant provisoirement son exclusion du jeu électoral.

La Cour européenne des droits de l’Homme a opposé une fin de non-recevoir à la requête urgente de Marine Le Pen, qui souhaitait suspendre sa peine d’inéligibilité. Les magistrats ont estimé qu’aucun préjudice irréparable n’était démontré, validant ainsi l’application immédiate de la sanction. Cette décision unanime fait suite à la condamnation de la présidente du Rassemblement national pour des faits de détournement de fonds publics liés à des emplois présumés fictifs d’assistants parlementaires.

Le tribunal correctionnel de Paris avait prononcé en mars une peine de cinq ans d’inéligibilité, accompagnée d’une condamnation pénale partiellement ferme. Le mécanisme d’exécution provisoire, prévu par la loi française, empêche désormais la dirigeante d’exercer ses droits électoraux, y compris en cas de scrutin anticipé. Une perspective qui a poussé l’élue à dénoncer sur les réseaux sociaux une « menace » pour sa carrière politique, alors que le président de la République retrouve la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale.

Parallèlement à cette procédure d’urgence, Marine Le Pen a saisi la CEDH sur le fond, arguant d’une violation de ses droits de la défense et d’une entrave à la liberté des élections. Cette requête, toujours en examen, ne remet pas en cause l’application actuelle de la sanction. En l’état, la condamnation prive la cheffe de file des députés RN de toute candidature électorale, réduisant ses options politiques à court terme. L’issue de la procédure au fond déterminera si cette exclusion perdure ou non au-delà de la période provisoire.

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