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Politique

Jérôme Durain prend les rênes de la Bourgogne-Franche-Comté avec la sécurité comme étendard

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Le nouveau président socialiste de la région entend faire de la lutte contre l’insécurité un marqueur de son action, dans une perspective de confrontation avec le Rassemblement national.

Élu à la présidence du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, Jérôme Durain a immédiatement placé son mandat sous le signe de l’affrontement politique avec l’extrême droite. Le sénateur socialiste, réputé pour son expertise en matière de sécurité, a affirmé sans ambages que la protection des citoyens constituait une priorité absolue et une valeur éminemment de gauche.

Lors de sa première prise de parole officielle, l’élu a défendu une approche ferme en matière de lutte contre la délinquance, soulignant que les populations les plus modestes en étaient les premières victimes. Il a insisté sur la nécessité d’une réponse résolue, assumant pleinement la dimension répressive de certaines politiques publiques.

Figure montante du Parti socialiste, Jérôme Durain dispose d’un solide parcours en matière sécuritaire. Coauteur d’une proposition de loi contre le narcotrafic adoptée à une large majorité, il a été distingué comme sénateur de l’année en 2024. Son arrivée à la tête de l’exécutif régional s’inscrit dans une stratégie de renouvellement générationnel, succédant à Marie-Guite Dufay après dix-sept années de présidence.

Conformément à la législation sur le non-cumul des mandats, il devra prochainement quitter son siège au Sénat. Son intention est claire. Il compte utiliser son image d’expert en sécurité comme un atout face à la poussée électorale du Rassemblement national, dont l’influence s’est notablement accrue dans la région lors des dernières consultations.

La tension avec les élus d’extrême droite s’est manifestée dès la séance d’installation. Le groupe RN a boycotté le vote, dénonçant un processus verrouillé et contestant la légitimité du nouveau président. Les échanges ont été vifs, notamment avec Julien Odoul, porte-parole national du parti et député de l’Yonne. M. Durain a répliqué avec fermeté, avertissant qu’il ne tolérerait aucune entrave au bon déroulement des débats.

Cette élection marque le début d’une bataille politique dont l’enjeu dépasse les frontières régionales, à trois ans des prochaines élections territoriales.

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