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Hypnothérapeute jugé à Aix-en-Provence pour une série de viols sous emprise chimique
_**L’ouverture de son procès a été marquée par un débat procédural sur la publicité des audiences, les avocats des parties civiles étant divisés sur la question du huis clos.**_
L’audience s’est ouverte lundi devant la cour criminelle des Bouches-du-Rhône, en présence d’une vingtaine de femmes, plaignantes pour la plupart. Ces dernières, souvent accompagnées de proches, se sont retrouvées dans le prétoire, certaines échangeant des marques de soutien avant le début des débats. L’accusé, Cyril Zattara, est poursuivi pour des faits de viols aggravés et d’atteintes à la vie privée, sur une période couvrant une dizaine d’années.
Dès les premières minutes, la question de la tenue des débats à huis clos a été soulevée. Une avocate, représentant l’une des plaignantes, a sollicité cette mesure afin de préserver, selon ses termes, la dignité de sa cliente. À l’inverse, la conseil de six autres victimes s’est prononcée pour le maintien de l’audience publique, tout en suggérant la possibilité d’un huis clos partiel. Elle a fait valoir que la loi n’imposait pas cette mesure lorsque des parties civiles s’y opposaient, invitant le président à écouter la volonté exprimée par la majorité des plaignantes.
Le magistrat présidant la cour a rappelé le cadre légal, précisant que le huis clos était de droit lorsqu’une partie civile en faisait la demande. Le représentant du ministère public a, pour sa part, requis une stricte application des dispositions en vigueur. L’intéressé, présenté comme un homme sociable et empathique, s’est quant à lui déclaré sans opinion sur ce point, estimant que la décision revenait aux victimes.
Âgé de 47 ans et placé en détention provisoire depuis près de cinq ans, Cyril Zattara est accusé d’avoir administré à quatorze femmes des substances hypnotiques, généralement dissimulées dans une boisson, afin de les placer dans un état d’inconscience avant de commettre les agressions. Les investigations ont également mis en lumière des enregistrements vidéo réalisés à l’insu des victimes. Cette affaire de soumission chimique rappelle, par son mode opératoire, d’autres procédures judiciaires récentes traitant de faits similaires.
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