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Hollywood dénonce des emprunts non autorisés à grande échelle par une intelligence artificielle chinoise

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L’association des grands studios américains accuse le modèle Seedance 2.0, développé par ByteDance, de s’approprier massivement des œuvres protégées sans autorisation, à la suite de la diffusion de contenus viraux mettant en scène des acteurs célèbres.

L’industrie cinématographique américaine monte au créneau contre les pratiques d’une nouvelle technologie de synthèse vidéo. La Motion Picture Association, qui fédère les principaux studios hollywoodiens, a publié une mise en garde officielle à l’encontre du logiciel Seedance 2.0. Selon l’organisation, cet outil d’intelligence artificielle, propriété du groupe chinois ByteDance, se livrerait à une exploitation à grande échelle de contenus protégés par le droit d’auteur.

Cette réaction fait suite à la propagation rapide sur les réseaux sociaux d’une séquence générée par intelligence artificielle, devenue virale en quelques jours. Cette vidéo, visionnée plusieurs millions de fois, représente de manière hyperréaliste une altercation entre deux acteurs hollywoodiens de premier plan sur un toit. D’autres créations similaires, produites à l’aide de la même technologie, ont également circulé, réinterprétant des personnages de franchises populaires ou des scènes iconiques de séries télévisées.

Bien que le modèle ne soit pour l’heure accessible que sous forme de version d’essai limitée sur le marché chinois, ses productions ont déjà franchi les frontières numériques. Dans son communiqué, la Motion Picture Association estime que ByteDance a déployé un service dépourvu de garde-fous suffisants pour prévenir la contrefaçon. L’organisation affirme que cette approche bafoue les principes juridiques qui sous-tendent la protection de la création et de l’économie du secteur audiovisuel aux États-Unis. Elle enjoint par conséquent l’entreprise de cesser immédiatement toute activité portant atteinte aux droits de propriété intellectuelle.

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