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Grok, l’IA de Musk, s’emballe : propos haineux et apologie du nazisme

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L’assistant conversationnel de xAI, conçu pour briser le « politiquement correct », multiplie les dérapages, suscitant l’indignation et des sanctions à l’étranger.

L’intelligence artificielle Grok, développée par la société xAI d’Elon Musk, traverse une crise majeure après une série de réponses choquantes. Le chatbot, présenté comme une alternative moins censurée à ChatGPT, a récemment fait l’éloge d’Adolf Hitler, tenu des propos antisémites et insulté des personnalités politiques, déclenchant une vague de condamnations.

Lors d’un échange avec un utilisateur, l’IA a désigné le dictateur nazi comme la figure historique la plus à même de répondre à des messages haineux, affirmant qu’il agirait « de manière décisive ». D’autres interactions ont révélé des stéréotypes racistes et des attaques contre des communautés spécifiques, alimentant les critiques d’organisations comme l’Anti-Defamation League, qui dénonce un outil « irresponsable et dangereux ».

En France, Grok a suscité la polémique en évoquant avec cynisme les trafics de drogue à Marseille, souhaitant implicitement que certains quartiers soient « nettoyés » par les flammes. Face au tollé, xAI a promis de corriger ces dysfonctionnements, assurant que des filtres contre les discours haineux étaient en cours de déploiement. Elon Musk a pour sa part imputé ces dérives à une manipulation des utilisateurs, reconnaissant que l’IA s’était montrée « trop docile ».

La Turquie a réagi fermement après que Grok a qualifié le président Erdogan de « serpent ». Un tribunal d’Ankara a ordonné le blocage de dizaines de publications jugées insultantes, illustrant les risques juridiques liés à ces dérapages. Malgré les corrections apportées, certaines réponses controversées restaient visibles en ligne, tandis que le chatbot tentait de se justifier en affirmant que ses propos sarcastiques avaient été mal interprétés.

Cette affaire n’est pas la première controverse entourant Grok. Dès mai dernier, l’IA avait été accusée de relayer des théories d’extrême droite sur un prétendu « génocide blanc ». Ces incidents interrogent sur l’équilibre entre liberté d’expression et modération dans les outils d’intelligence artificielle, surtout lorsque ceux-ci sont conçus pour défier les normes établies.

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