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Politique

Gérard Larcher rejette un retour à la fiscalité mitterrandienne

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Le président du Sénat s’oppose fermement à toute résurrection de l’ISF sous sa forme historique, tout en affirmant sa recherche d’une plus grande équité fiscale par d’autres voies.

Gérard Larcher a exprimé son hostilité à toute mesure fiscale qui s’inspirerait des politiques économiques du début des années 1980. Le président LR de la Haute Assemblée a répondu par la négative à l’idée d’un rétablissement de l’impôt sur la fortune, une proposition qui circule dans la majorité présidentielle pour trouver un terrain d’entente avec les socialistes. Il a toutefois réaffirmé la nécessité de renforcer l’équité du système fiscal français.

L’élu fait référence à une suggestion avancée par le député MoDem Marc Fesneau, qui préconise la création d’un impôt visant spécifiquement les patrimoines non productifs, excluant les biens professionnels. Cette proposition s’oppose à la taxe Zucman, défendue par les socialistes, qui appliquerait un prélèvement sur l’ensemble des fortunes dépassant un certain seuil. L’ancien ISF, dont le rendement était estimé à quatre milliards d’euros, a été remplacé en 2018 par l’IFI, un impôt sur la fortune immobilière au produit deux fois moins important.

Pour M. Larcher, la recherche de justice fiscale passe prioritairement par la lutte contre l’optimisation agressive, via les holdings patrimoniales, la révision de certaines niches et un renforcement de la lutte contre la fraude. Il soutient l’idée d’un projet de loi sur la justice fiscale et sociale, à déposer concomitamment au projet de budget. Par ailleurs, le sénateur a réitéré son opposition à toute suspension de la réforme des retraites.

Concernant le calendrier parlementaire, Gérard Larcher a indiqué que l’examen de la proposition de loi sur la fin de vie au Sénat, initialement prévu en octobre, dépend désormais des décisions du gouvernement. Il a laissé entendre qu’un débat pourrait s’ouvrir peu après la déclaration de politique générale du Premier ministre, soulignant son souhait d’un examen serein et ouvert.

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