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France : Macron dans les quartiers nord de Marseille, face aux attentes « colossales » des habitants

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En visite à Marseille, Emmanuel Macron a assuré mercredi ne pas être venu pour « faire de fausses promesses » à la veille de présenter un ambitieux plan destiné à répondre aux « urgences » sociales, éducatives, économiques et sécuritaires de la deuxième ville de France.

Après avoir passé tout l’après-midi dans les quartiers nord de la ville, gangrénés par la violence liée au trafic de drogue, Emmanuel Macron poursuivra sa visite jeudi en effectuant la rentrée scolaire dans une école, également dans les quartiers nord.

Accompagné de sept ministres, à huit mois de la présidentielle, le chef de l’Etat a d’abord été accueilli par le maire socialiste Benoît Payan, à l’hôtel de ville pavoisé aux couleurs françaises, européennes et marseillaises (bleu et blanc), mais aussi au son des « Macron démission » lancés par quelques manifestants. « Les attentes sont colossales et légitimes », a insisté Benoît Payan.

L’accueil a été beaucoup plus chaleureux plus tard dans l’après-midi, à la cité Bassens, où le président a osé un long bain de foule, à la rencontre des habitants. « Marseille a besoin de vous! », lui a lancé Bilal, éboueur de 32 ans.

« Tant qu’on ne combattra pas cette misère, on n’éradiquera pas ces trafics de drogue », a insisté Amine, 17 ans, frère de Brahim, mort fin décembre dans un règlement de comptes, en référence aux nombreuses plaies de ces quartiers déshérités, entre écoles vétustes, habitat insalubre et manque d’emplois.

« C’est du logement, de la considération, et c’est des emplois » qu’il faudra pour aider ces quartiers à redresser la tête, a répondu le président de la République, lors d’un court point-presse improvisé au milieu de la cohue: « Mais je ne veux pas ici faire de fausses promesses », a-t-il insisté, expliquant sur France 3 Provence qu’il était « d’abord là pour écouter ».

réponse « sécuritaire »

Mais « la réponse est aussi sécuritaire » et il faut « démanteler les réseaux », a insisté le chef de l’Etat auprès des habitants.

Environ deux heures après son arrivée à Bassens, Emmanuel Macron est parti pour le commissariat de la division nord de la ville, dans le même arrondissement (15e), pour évoquer les difficultés de la lutte contre les violences liées au trafic de drogue, après un été marqué par une douzaine de règlements de compte sanglants dans les Bouches-du-Rhône.

« On ne lâchera rien » dans la lutte contre les trafics de stupéfiants, a promis Emmanuel Macron devant les policiers. « Il faut traiter les symptômes (…)  parce que les habitants des quartiers demandent le droit de vivre tranquilles et dans la sécurité. Ils ne nous écouteront pas sur tout le reste si nous ne réussissons pas sur la sécurité », a-t-il assuré.

Il a annoncé une accélération de l’arrivée à Marseille des 300 policiers de plus promis par le ministère de l’Intérieur, qui seront tous là en 2022 et non plus 2023. « Il faut aller bien au delà de 300 policiers supplémentaires pour avoir une police efficace », a répondu Yannick Ohanessian, adjoint au maire à la sécurité, présent au commissariat.

Plus tôt dans l’après-midi, le député insoumis des Bouches-du-Rhône Jean-Luc Mélenchon, qui a rencontré le chef de l’Etat à la mairie, avait dénoncé le « côté monarchique absolument insupportable » de cette visite « qui équivaut à une lettre au père Noël ».

Signe de l’importance qu’Emmanuel Macron veut donner à ce « plan Marseille » qu’il présentera jeudi après-midi, ce déplacement de deux jours et demi est le plus long consacré à une seule ville depuis le début de son quinquennat.

Mais le président a de nouveau réfuté sur France 3 une « mise sous tutelle » de la ville, soucieux de ménager les susceptibilités locales.

La municipalité plaide pour un vaste plan de rénovation de plus de 200 des 472 écoles de la ville, pour 1,2 milliard d’euros, dont l’Etat devrait prendre en charge une partie.

Le président devrait aussi faire des annonces pour combler le déficit criant de transports à Marseille, qui ne compte que deux lignes de métro pour ses 870.000 habitants.

Et d’autres investissements sont attendus pour réhabiliter les logements insalubres, près de trois ans après la mort de huit personnes dans l’effondrement d’un immeuble rue d’Aubagne. Marseille compterait 40.000 taudis selon la Fondation Abbé Pierre.

Après un dîner jeudi avec le chef du gouvernement italien Mario Draghi, Emmanuel Macron consacrera la journée de vendredi à l’environnement, avec une sortie en mer dans le Parc national des Calanques et l’ouverture du Congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui se tient à Marseille jusqu’au 11 septembre.

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Retraites : 50 % de grévistes dans les écoles primaires, mardi

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Retraites : 50 % de grévistes dans les écoles primaires, mardi

La moitié des enseignants du premier degré (maternelle et élémentaire) devrait faire grève mardi 31 janvier, deuxième journée de mobilisation contre la réforme des retraites.

Le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, a prévu ce lundi 30 janvier que la moitié des enseignants du premier degré seraient grévistes dans le cadre de la deuxième journée de mobilisation nationale contre la réforme des retraites, mardi 31 janvier.

« Il n’y a pas d’étonnement, on savait que nous n’irions pas jusqu’à 70 % comme lors de la première mobilisation [le 19 janvier, ndlr]. Mais 50 % reste un très bon chiffre qui montre qui le mouvement de contestation contre la réforme des retraites s’installe dans les écoles », a expliqué à l’AFP Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU.

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Grèves: trafic «fortement perturbé» mardi sur les TGV, très peu de Transilien et TER

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Grèves: trafic «fortement perturbé» mardi sur les TGV, très peu de Transilien et TER

La circulation des trains sera « très fortement perturbée » mardi, pour la deuxième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, en particulier pour les trains régionaux TER et Transilien, et sera « fortement perturbée » pour les TGV, a annoncé la SNCF.

La grève de mardi, deuxième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, sera encore très suivie dans les transports ferroviaires, avec très peu de trains régionaux TER et Transilien et une circulation des TGV « fortement perturbée », a annoncé dimanche la SNCF.

Sur les TGV, la SNCF s’attend à voir circuler un train sur trois en moyenne : deux TGV sur cinq sur l’axe Nord, un sur deux dans l’Est comme dans le Sud-Est, un sur quatre sur l’arc Atlantique et deux sur cinq pour ses Ouigo. Sur les lignes province à province, seul un train sur trois circulera.

Le trafic des trains régionaux sera encore plus affecté avec deux TER sur 10 en moyenne. Un plan de transport sera communiqué ultérieurement par la SNCF dans chacune des régions.

En Ile-de-France, la SNCF prévoit un train sur trois sur les lignes de RER A, B, et les Transiliens H et U ; un train sur quatre sur la ligne de Transilien K ; et un train sur 10 pour les lignes de RER C et D (en partie fermées), le RER E, et les Transiliens J, L, N, P et R, selon un communiqué. Les lignes 4, 11 et 13 du tramway fonctionneront normalement.

Le trafic des Intercités sera également « très fortement perturbé » : aucun train ne circulera à l’exception d’un aller-retour sur les liaisons Paris-Clermont-Ferrand, Paris-Limoges-Toulouse et Bordeaux-Marseille. Les trains de nuit seront eux totalement interrompus les nuits de lundi à mardi et de mardi à mercredi.

Côté international, les trains connaîtront des sorts divers : la circulation des Eurostar et Thalys fonctionnera quasi normalement mais le trafic des TGV sera « fortement perturbé » entre la France et la Suisse (Lyria).

« Les prévisions sont globalement similaires » à celles de jeudi dernier, qui marquait la première journée de mobilisation, a indiqué la SNCF à l’AFP.

Dans son communiqué, SNCF voyageurs recommande aux voyageurs qui le peuvent « d’annuler ou reporter leurs déplacements » et de « privilégier le télétravail ».

Les usagers sont invités à « vérifier la circulation des trains » lundi dès 17H sur les sites et applications de la SNCF.

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Congrès du PS : la victoire d’Olivier Faure entérinée par le parti

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Congrès du PS : la victoire d’Olivier Faure entérinée par le parti

Le Parti socialiste a finalement trouvé un accord ce samedi après-midi, après plusieurs jours de contestations internes sur les résultats de l’élection du premier secrétaire du parti.

Soumis de 14 à 16 heures au vote des délégués du Congrès socialiste à Marseille, un protocole d’accord a finalement été entériné vers 15 heures ce samedi, confirmant la victoire d’Olivier Faure comme premier secrétaire du PS, à l’issue de plusieurs jours de contestations internes. Les 186 délégués ont à la quasi-unanimité brandi leur carton rouge validant l’accord entre les deux rivaux, portant sur la composition de la direction notamment. « Cette maison, vous venez encore, une fois de plus, de la sauver », a réagi au micro, sous les applaudissements, le maire de Marseille Benoît Payan, qui a dit « avoir eu peur ces derniers jours ».

Le texte détermine que son rival Nicolas Mayer-Rossignol, sceptique vis-à-vis de l’alliance de gauche Nupes et qui contestait jusqu’à présent sa victoire, deviendra premier secrétaire délégué au côté de la maire de Nantes pro-Faure Johanna Rolland. Hélène Geoffroy, chef de file des anti-Nupes, prendra la présidence du conseil national, le parlement du parti.

Le maire de Rouen a contesté pendant plusieurs jours la victoire du premier secrétaire sortant (avec officiellement 51,09 %). Nicolas Mayer-Rossignol ne cache pas ses réticences vis-à-vis de LFI et d’un accord qui a déçu beaucoup de socialistes.

Organigramme

À l’issue d’un premier vote sur le texte d’orientation, Olivier Faure avait obtenu 49 % des voix et le maire de Rouen autour de 30 %, devant une troisième candidate, la maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy (autour de 20 %).

Les négociations se sont notamment débloquées lorsque cette dernière, qui n’avait pas pu se maintenir et avait décidé de soutenir Nicolas Mayer-Rossignol, a indiqué qu’elle ne souhaitait pas intégrer la direction, mais rester dans l’opposition. « Ils assument d’être la minorité, mais ne sont plus avec Nicolas Mayer-Rossignol, ce qui change la donne » et le rapport de force, explique une proche d’Olivier Faure.

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