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Flavio Bolsonaro, héritier désigné pour la course présidentielle brésilienne

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L’aîné des fils de l’ancien président, actuellement incarcéré, a été officiellement investi par le Parti libéral pour l’élection de 2026, préparant un possible face-à-face avec Luiz Inacio Lula da Silva.

Le camp conservateur brésilien a désormais son candidat pour la prochaine élection présidentielle. Flavio Bolsonaro, sénateur de 44 ans et fils aîné de l’ancien chef de l’État Jair Bolsonaro, a été formellement désigné par le Parti libéral (PL) pour porter ses couleurs en octobre 2026. Cette annonce met fin aux spéculations sur la succession politique du leader d’extrême droite, inéligible et purgeant une peine de vingt-sept ans de prison pour tentative de coup d’État.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le sénateur a indiqué avoir accepté cette mission avec « une grande responsabilité », se présentant comme le continuateur du projet politique de son père. La direction du PL a confirmé ce choix dans un communiqué, saluant en Flavio Bolsonaro une personnalité « équilibrée et expérimentée ». Cette candidature ouvre la perspective d’une confrontation électorale avec le président sortant Luiz Inacio Lula da Silva, qui a évoqué la possibilité de briguer un nouveau mandat.

La désignation intervient dans un contexte d’incertitude pour la droite brésilienne, privée de sa figure de proue. D’autres noms, comme celui du gouverneur de São Paulo Tarcisio de Freitas ou de l’ancienne première dame Michelle Bolsonaro, avaient été évoqués. Bien que perçu comme plus modéré que ses frères également engagés en politique, Flavio Bolsonaro n’est pas exempt de controverses. Il avait notamment suscité des critiques en suggérant que les États-Unis procèdent à des bombardements ciblés au large de Rio de Janeiro pour lutter contre le trafic de stupéfiants.

Parallèlement, l’état de santé de Jair Bolsonaro, détenu depuis fin novembre dans les locaux de la police fédérale à Brasilia, préoccupe ses soutiens. Ses avocats ont demandé qu’il purge sa peine à son domicile, invoquant sa condition physique fragile, marquée par les séquelles d’une agression au couteau en 2018 et un récent diagnostic de cancer de la peau. L’ancien président, qui se dit victime d’une « persécution politique », maintient son innocence.

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