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Face-à-face télévisé à Lyon dans une campagne sous tension

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À trois semaines du premier tour, les principaux candidats à la mairie de Lyon s’affrontent pour la première fois lors d’un débat dont l’enjeu dépasse les seuls programmes municipaux, dans un contexte marqué par les répercussions politiques d’un drame survenu en marge de l’ultradroite.

Le maire sortant écologiste Grégory Doucet et son principal concurrent, l’homme d’affaires Jean-Michel Aulas, se rencontrent ce mardi soir sur un plateau de télévision. Cet exercice de confrontation directe, très attendu, intervient à un moment crucial de la campagne pour les élections municipales des 15 et 22 mars. L’ancien président de l’Olympique Lyonnais, novice en politique mais crédité de 43 % des intentions de vote au premier tour selon un récent sondage, aborde cet exercice avec la plus grande prudence. Son équipe assure qu’il s’y est préparé avec sérieux, conscient que toute parole publique est désormais décisive. Son adversaire, qui réclamait ce débat depuis des semaines, affirme quant à lui être satisfait de cette confrontation, tout en pointant ce qu’il perçoit comme des approximations dans les prises de position de son rival.

La campagne lyonnaise reste profondément affectée par les suites de l’agression mortelle de Quentin Deranque, un militant d’extrême droite radicale. Cette affaire, qui a conduit à des mises en examen pour homicide volontaire, continue d’influencer le débat politique, particulièrement au sein de la gauche. Les liens supposés entre certains des suspects et le mouvement La France insoumise ont poussé l’ensemble de la classe politique à chercher à isoler ce parti. Le maire écologiste, en difficulté dans les enquêtes d’opinion, pourrait se voir interrogé sur ses éventuelles alliances pour le second tour, une question qui divise profondément la gauche. Il a récemment appelé à attendre les conclusions de la justice tout en refusant ce qu’il nomme les amalgames.

La candidate de La France insoumise, Anaïs Belouassa-Cherifi, également présente sur le plateau, sera sans doute interrogée sur les relations entre son mouvement et certains groupes antifascistes lyonnais aujourd’hui dissous. La députée, qui affirme avoir reçu des menaces ces derniers jours, maintient son engagement de militante antifasciste et a confirmé la tenue d’un meeting avec Jean-Luc Mélenchon plus tard dans la semaine. Un quatrième candidat, Alexandre Dupalais, soutenu par le Rassemblement national, complétera ce panel.

Les discussions porteront également sur les projets pour la ville, avec des sujets comme la sécurité, les transports ou le logement. Certaines propositions, à l’image du projet de tunnel sous la colline de Fourvière défendu par Jean-Michel Aulas, soulèvent déjà des questions quant à leur financement et leur faisabilité. Parallèlement à ce débat, l’exécutif national se penchera ce même jour sur la question des groupes violents liés à des partis politiques, lors d’une réunion à l’Élysée.

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