Monde
Escalade militaire américaine dans le Pacifique, Bogota dénonce une ingérence

Les frappes navales américaines contre des navires suspectés de narcotrafic ont provoqué la colère des autorités colombiennes, tandis que des menaces directes sont échangées entre les deux capitales.
Les forces armées des États-Unis ont mené une nouvelle opération militaire mercredi contre un bâtiment suspecté de transporter de la drogue dans l’océan Pacifique, portant à cinq le nombre de victimes en quarante-huit heures. Cette intervention s’inscrit dans une série de neuf actions similaires revendiquées par Washington ces dernières semaines, ayant causé trente-sept morts au total. Le secrétaire américain à la Défense a confirmé que ces frappes ciblaient désormais des trafiquants en eaux internationales du Pacifique, après s’être longtemps limitées à la zone caraïbe.
La tension diplomatique s’est considérablement accentuée lorsque le président américain a qualifié son homologue colombien de « pire président de l’histoire du pays » et de « baron de la drogue ». Le dirigeant colombien a immédiatement annoncé son intention de porter plainte pour diffamation devant les tribunaux américains. Le secrétaire d’État américain a pour sa part décrit le président colombien comme « fou », tandis que des mises en garde directes lui ont été adressées.
Les autorités colombiennes ont vivement protesté contre ce qu’elles considèrent comme une violation de leur espace maritime, une source militaire locale affirmant qu’une des frappes s’était produite à proximité immédiate de leurs eaux territoriales. L’ambassadeur colombien à Washington, rappelé à Bogota pour consultations, a exprimé son inquiétude quant à l’avenir des relations bilatérales historiques entre les deux nations, qualifiant les récentes déclarations américaines d’inacceptables.
Le Pentagone a justifié ces opérations en déclarant au Congrès que les États-Unis se trouvaient en « conflit armé » avec les cartels sud-américains, qu’il assimile à des organisations terroristes. Des avions de chasse et des navires de guerre ont été déployés dans le cadre de cette campagne présentée comme une lutte contre le narcotrafic. Cependant, des experts juridiques soulignent que les exécutions extrajudiciaires demeurent illégales, même lorsqu’elles visent des présumés trafiquants.
Le Venezuela voisin a pour sa part accusé Washington d’utiliser la lutte antidrogue comme prétexte pour déstabiliser son gouvernement, son président affirmant que son pays disposait de missiles antiaériens pour contrer d’éventuelles actions américaines. Cette crise intervient alors que la Colombie, premier producteur mondial de cocaïne, collabore depuis des décennies avec les États-Unis dans des programmes de réduction de la production, contrôlée par divers groupes armés.

PolitiqueEn Ligne 6 joursLe ministre écrit aux lycéens avant la rentrée pour défendre ses annonces
PolitiqueEn Ligne 4 joursUne primaire au centre et à droite pour éviter Le Pen-Mélenchon, le casse-tête d’Édouard Philippe
Faits DiversEn Ligne 4 joursTrente-neuf ans après, les parents d’Inass Touloub face à leurs juges
SportsEn Ligne 6 joursÀ 40 ans, Giroud fait basculer le derby du Nord
SociétéEn Ligne 5 joursBlocus des lycées dès lundi et grèves jeudi, une semaine mouvementée
MondeEn Ligne 6 joursLavrov campe sur ses positions au G20 et douche les espoirs de négociation
SociétéEn Ligne 5 joursUne troisième journée contre la vie chère entre défilés massifs et tensions localisées
SociétéEn Ligne 4 joursBlocus, manifs et rentrée agitée dans les lycées et les facs
















