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Société

Élisabeth Borne réaffirme la réalité de l’islamo-gauchisme face aux doutes d’un ministre

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La ministre de l’Éducation nationale a pris ses distances avec les déclarations de son collègue, estimant que ce courant idéologique influence bel et bien le milieu universitaire.

La divergence de vues au sein du gouvernement sur la question de l’islamo-gauchisme a été mise en lumière ces derniers jours. Alors que le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, avait jugé ce concept inexistant dans le champ académique, Élisabeth Borne a tenu à rectifier cette position. Selon elle, ce phénomène correspond à une mouvance d’extrême gauche cherchant à instrumentaliser l’islam à des fins politiques.

Interrogée sur une radio, la ministre a précisé sa pensée en dénonçant une stratégie de séduction envers les musulmans, perçue comme un réservoir électoral. Elle a pointé du doigt certaines formations politiques, notamment La France insoumise, qu’elle accuse de promouvoir une vision communautariste et de minimiser les dangers de l’islamisme radical. Ces courants, selon elle, cherchent à s’implanter dans les universités, une ambition qu’ils assumeraient ouvertement.

Cette prise de position intervient après les remarques de Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l’Éducation, pour qui nier l’existence de ce mouvement relèverait d’une forme de déni. Le débat, loin d’être purement sémantique, reflète des clivages plus profonds sur la manière d’appréhender les influences idéologiques au sein des institutions éducatives.

La polémique illustre les tensions persistantes autour de la laïcité et de la lutte contre les dérives sectaires dans l’espace public. Si les termes employés divisent, la question sous-jacente demeure celle de l’équilibre entre liberté académique et vigilance face aux radicalisations.

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