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Donald Trump porte plainte contre le Wall Street Journal dans l’affaire Epstein

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L’ancien président américain accuse le quotidien de diffamation après la publication d’un article évoquant une lettre controversée adressée à Jeffrey Epstein.

Donald Trump a engagé des poursuites judiciaires contre le Wall Street Journal, son propriétaire Rupert Murdoch et deux de ses journalistes, estimant qu’un récent article constituait une diffamation. Le texte en question évoquait une lettre attribuée à l’ancien président, adressée en 2003 au financier Jeffrey Epstein, condamné pour trafic sexuel de mineures.

Dans un message publié sur Truth Social, l’homme d’affaires a qualifié l’article de « mensonger, malveillant et entièrement faux », tout en fustigeant le journal qu’il a décrit comme un « torchon inutile ». Cette plainte, déposée devant un tribunal fédéral de Miami, intervient alors que le ministère de la Justice a demandé la levée partielle du secret sur des documents liés à l’enquête concernant Epstein.

L’affaire connaît un regain d’attention depuis plusieurs jours, certains partisans de Donald Trump réclamant la publication d’une prétendue liste de personnalités impliquées dans les activités criminelles du financier. Un rapport officiel a toutefois conclu à l’absence de preuves tangibles quant à l’existence d’un tel document. L’ancien président a vivement critiqué ces spéculations, qualifiant leurs auteurs de « stupides » et les enjoignant à tourner la page.

L’article du Wall Street Journal, publié jeudi, affirme que Donald Trump aurait rédigé un message pour le livre d’or de Jeffrey Epstein à l’occasion de son 50e anniversaire. Selon le quotidien, le texte, accompagné d’un dessin suggestif, comportait une phrase ambiguë faisant référence à des « merveilleux secrets ». Aucune reproduction du document n’a toutefois été fournie.

Jeffrey Epstein, arrêté en 2019 pour trafic sexuel, est décédé en détention dans des circonstances qui ont alimenté les théories du complot. Proche de nombreuses personnalités influentes, il avait déjà été condamné en 2008 pour des faits similaires. Donald Trump, qui l’a fréquenté jusqu’au milieu des années 2000, nie toute implication dans ses activités illégales.

Cette nouvelle polémique intervient dans un contexte où l’ancien président multiplie les attaques contre les médias, une stratégie récurrente dans son parcours politique. Les suites judiciaires de cette plainte pourraient relancer le débat sur les relations entre pouvoir, justice et presse aux États-Unis.

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