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Culture

Des voix clonées sans consentement, une plateforme d’IA recule

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Huit comédiens de doublage français ont obtenu le retrait de leurs voix reproduites artificiellement par une société américaine. Cette action inédite illustre la mobilisation croissante des artistes contre l’utilisation non autorisée de leurs performances par l’intelligence artificielle.

La société VoiceDub a procédé au retrait des modèles de synthèse vocale utilisant les voix de huit doubleurs français, après la réception de mises en demeure. Les artistes concernés, des figures reconnues du secteur prêtant leurs voix à des célébrités internationales et à des personnages d’animation emblématiques, avaient exigé la suppression de ces contenus, qu’ils qualifient d’actes parasitaires. Leur avocat a confirmé que les modèles incriminés n’étaient plus accessibles sur la plateforme américaine ce vendredi.

Cette démarche juridique, présentée comme une première en France, ne constitue qu’une étape pour les plaignants. Ils demandent notamment que ces services en ligne mettent en place des mécanismes de contrôle pour empêcher à l’avenir l’hébergement de voix clonées sans autorisation préalable et sans rémunération. Une demande de dommages et intérêts symbolique a également été formulée.

Le cas met en lumière les pratiques de certaines plateformes qui, contre rémunération, proposent aux utilisateurs de générer des discours à partir d’une large bibliothèque de voix synthétiques. Des personnalités publiques figurent également dans ces catalogues. Cette affaire renforce les inquiétudes des professionnels du doublage face au développement de l’IA générative, perçue comme une menace pour leur métier et leurs droits. Le milieu artistique français s’est récemment mobilisé pour défendre une création humaine face à la reproduction algorithmique.

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