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Des journalistes de Gaza au bord de l’effondrement

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La Société des journalistes de l’AFP lance un cri d’alarme face à la détérioration dramatique des conditions de travail de ses correspondants dans l’enclave palestinienne.

Les reporters locaux de l’Agence France-Presse à Gaza survivent dans des conditions extrêmes, selon un communiqué publié par leur représentation syndicale. Privés de ressources essentielles et confrontés à des dangers permanents, ces professionnels de l’information peinent désormais à exercer leur métier.

Le texte décrit une situation inédite dans l’histoire de l’agence, fondée en 1944. Jamais auparavant des collaborateurs n’avaient été confrontés à un tel dénuement, certains risquant littéralement de mourir de faim. Les restrictions imposées par le blocus israélien ont provoqué une pénurie généralisée de nourriture, d’eau et de carburant, rendant chaque déplacement périlleux.

Les équipes sur place doivent se déplacer à pied ou à dos d’âne, les véhicules étant devenus inutilisables. Les salaires mensuels ne suffisent plus à couvrir les besoins fondamentaux dans un contexte d’inflation galopante. Plusieurs journalistes, épuisés physiquement, déclarent ne plus avoir la force nécessaire pour couvrir les événements.

Parmi eux, un fixeur expérimenté témoigne vivre dans les décombres de son domicile détruit, incapable de poursuivre son activité professionnelle. Dans un message poignant, il lance un appel désespéré aux autorités françaises, implorant une évacuation.

La direction de l’AFP tente actuellement d’obtenir des autorisations pour exfiltrer ses pigistes et leurs familles, comme elle l’avait fait précédemment pour ses salariés permanents. La Société des journalistes souligne l’urgence absolue de la situation, refusant d’assister impuissante à l’agonie de ses collègues.

Ce cri d’alarme intervient alors que plus de deux cents professionnels des médias ont perdu la vie dans la bande de Gaza depuis le début des hostilités. Les reporters locaux restent les seuls à pouvoir documenter la réalité du terrain, la presse internationale s’étant vu interdire l’accès au territoire.

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