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Des arrestations ciblées de migrants dans les tribunaux new-yorkais

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Une méthode controversée employée par les autorités fédérales suscite l’indignation des défenseurs des droits humains.

À New York, une pratique récurrente des services de l’immigration américains soulève de vives critiques. Des agents fédéraux, parfois masqués et équipés de boucliers, stationnent aux abords des salles d’audience des tribunaux spécialisés pour interpeller des demandeurs d’asile à l’issue de leurs audiences. Ces opérations, menées ces derniers mois dans le cadre de la politique migratoire restrictive de l’administration en place, ont conduit à plusieurs dizaines d’arrestations.

Des témoignages concordants décrivent des scènes où des individus, venus régulariser leur situation, sont appréhendés dès leur sortie du tribunal. Parmi les cas rapportés figure celui d’un ressortissant paraguayen dont le dossier était en cours d’instruction. Selon des observateurs présents sur place, les forces de l’ordre seraient intervenues sans présenter de mandat, provoquant des altercations avec des proches des personnes concernées.

Cette stratégie d’interception systématique dans les enceintes judiciaires alimente un vif débat sur les limites de l’action publique en matière migratoire. Certains élus locaux dénoncent une instrumentalisation des procédures administratives, transformées selon eux en dispositifs d’arrestation préventive. Les personnes interpellées sont généralement transférées dans des centres de détention fédéraux, où elles attendent une éventuelle expulsion.

L’ouverture récente de nouveaux centres de rétention, dont un site isolé en Floride, confirme la priorité accordée à cette politique. Les critiques pointent du doigt une dérive sécuritaire qui, selon eux, compromet les garanties procédurales habituellement accordées aux demandeurs d’asile. Cette situation illustre les tensions persistantes autour des questions migratoires aux États-Unis, où les pratiques administratives continuent de diviser l’opinion.

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