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Dérèglement hydrique planétaire, l’alerte rouge des Nations unies

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Le cycle de l’eau subit des bouleversements sans précédent, selon un rapport officiel qui souligne l’aggravation des phénomènes extrêmes et leurs conséquences socio-économiques majeures.

L’Organisation météorologique mondiale tire la sonnette d’alarme. Le cycle hydrologique global connaît des perturbations croissantes, oscillant entre épisodes de sécheresse prolongée et précipitations diluviennes. Ces déséquilibres, directement liés au réchauffement climatique, affectent désormais l’ensemble des continents et menacent les équilibres socio-économiques.

Les données recueillies en 2023, année la plus chaude jamais enregistrée, sont particulièrement éloquentes. Seulement un tiers des bassins fluviaux mondiaux affichent des débits conformes aux normales saisonnières. Parallèlement, toutes les régions glaciaires ont subi des pertes massives, avec 450 gigatonnes de glace fondues en un an. Cette fonte contribue à hauteur de 1,2 millimètre à l’élévation annuelle du niveau des océans, augmentant les risques d’inondation pour les populations côtières.

Les conséquences sont déjà palpables. L’Afrique australe et le bassin amazonien ont connu des sécheresses sévères, tandis que des précipitations exceptionnelles ont frappé le tropique africain, provoquant des déplacements massifs de population. L’Europe a enregistré ses crues les plus importantes depuis dix ans, et l’Asie-Pacifique a subi des cyclones tropicaux d’une intensité historique.

Derrière ces phénomènes extrêmes se profile une crise d’accès à l’eau potable. Près de 3,6 milliards de personnes souffrent déjà de pénuries hydriques au moins un mois par an. Ce chiffre pourrait dépasser les cinq milliards d’ici 2050 si aucune mesure drastique n’est prise.

Les experts appellent à une gestion plus rationnelle des ressources, notamment via la réutilisation des eaux usées, une meilleure gestion des nappes phréatiques et une optimisation de l’utilisation dans l’agriculture, qui absorbe jusqu’à 90% des prélèvements. La préservation des glaciers et le stockage des eaux de fonte constituent également des priorités absolues pour éviter une aggravation de la situation.

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