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Cyril Dion dénonce l’impuissance des sommets climatiques face aux modes de vie

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Le cinéaste et militant écologiste estime que les conférences internationales sur le climat éludent la question centrale de la sobriété, préférant des compromis politiques aux transformations structurelles nécessaires.

Dix années se sont écoulées depuis la sortie de son documentaire « Demain », et Cyril Dion dresse un bilan contrasté de l’évolution des consciences environnementales. Si certaines initiatives locales ont porté leurs fruits, comme le développement des politiques cyclables inspirées par son œuvre, le constat global reste alarmant. Les émissions de gaz à effet de serre, la consommation énergétique et l’extraction de ressources n’ont jamais été aussi élevées, souligne-t-il.

Les Conférences des Parties (COP) constituent selon lui des espaces diplomatiques utiles pour maintenir le dialogue entre États et médiatiser les enjeux climatiques. Cependant, elles peinent à s’attaquer au cœur du problème. Le réalisateur pointe l’incompatibilité fondamentale entre les impératifs écologiques et les logiques économiques dominantes. Réduire drastiquement notre consommation de matières et d’énergie représenterait une remise en cause directe des modèles de croissance et de profit qui structurent nos sociétés.

Pour Cyril Dion, la solution réside dans un sursaut démocratique. Il appelle à l’élection de responsables politiques déterminés à engager des transformations profondes, soutenues par des mécanismes de démocratie délibérative à l’image de la Convention citoyenne pour le climat. Ces processus permettraient d’élaborer collectivement des mesures à la fois justes socialement et efficaces écologiquement.

Le cinéaste reconnaît la difficulté de renoncer à certains conforts, comme la liberté de voyager en avion ou de consommer de la viande. Mais il insiste sur l’urgence d’affronter collectivement ces arbitrages, face à un dérèglement climatique dont les effets se feront sentir par tous. Tant que la question démocratique ne sera pas placée au centre des débats, estime-t-il, les sommets internationaux ne produiront que des mesures temporaires, incapables d’enrayer la dégradation environnementale.

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