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Corse : un nouveau pas franchi vers une autonomie limitée

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Corse : un nouveau pas franchi vers une autonomie limitée

Le gouvernement français et les représentants corses s’accordent sur la reconnaissance d’un statut d’autonomie au sein de la République.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé dans la nuit de lundi à mardi que le gouvernement français et des élus corses étaient parvenus à un accord sur un projet d' »écriture constitutionnelle » reconnaissant un statut d’autonomie pour la Corse au sein de la République française. Cette étape importante fait suite au « processus de Beauvau » initié par le ministre de l’Intérieur, marquant une nouvelle ère dans les relations entre la Corse et l’État central.

Gérald Darmanin a souligné que ce projet d’accord, largement approuvé par les élus insulaires, respectait les directives du président de la République Emmanuel Macron et les délais fixés, mettant ainsi en avant le caractère inclusif et le consensus autour de ce texte.

Le premier alinéa de cette « écriture constitutionnelle » stipule la reconnaissance du statut d’autonomie de la Corse au sein de la République, prenant en compte ses spécificités liées à son insularité méditerranéenne ainsi qu’à sa communauté historique, linguistique et culturelle. Le texte prévoit également des adaptations législatives et réglementaires spécifiques pour l’île.

Le ministre a insisté sur le fait que ce projet n’introduisait aucune notion de division ou de catégories de citoyens en Corse, soulignant plutôt l’importance de la communauté culturelle insulaire. Il a également clarifié qu’aucun « statut de résident » ne serait mis en place.

Un aspect notable de cet accord est l’engagement à consulter les électeurs inscrits sur les listes électorales de Corse sur ce projet, démontrant une volonté de transparence et de démocratie participative.

Après validation par l’Assemblée de Corse, le président de la République sera habilité à engager la réforme constitutionnelle, qui devra être approuvée par les deux chambres du Parlement et adoptée par le Congrès à la majorité des trois cinquièmes. Ce projet marque ainsi une étape majeure vers une plus grande autonomie de la Corse tout en préservant son lien avec la République française.

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