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Monde

Coronavirus: l’Inde devient le 2e pays du monde pour le nombre de cas

L’Inde est devenue lundi le deuxième pays du monde après les Etats-Unis recensant le plus grand nombre de cas de Covid-19 et dépasse le Brésil, alors que la pandémie revient en force au Royaume-Uni, en France et dans plusieurs autres pays.

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L’Inde est devenue lundi le deuxième pays du monde après les Etats-Unis recensant le plus grand nombre de cas de Covid-19 et dépasse le Brésil, alors que la pandémie revient en force au Royaume-Uni, en France et dans plusieurs autres pays.

La seconde nation la plus peuplée de la planète dénombre lundi 4,2 millions d’infections depuis le début de la crise sanitaire, contre 4,12 millions au Brésil et 6,25 millions aux Etats-Unis, selon des chiffres compilés par l’AFP à partir de données officielles.

Des chiffres inquiétants qui n’ont toutefois pas empêché le métro de reprendre du service après des mois d’arrêt dans la plupart des villes, y compris Bombay et la capitale New Delhi, mégapole de 21 millions d »habitants.

Pour le virologue Shahid Jameel, de la Wellcome Trust/DBT India Alliance, la donnée cruciale à surveiller est le taux de croissance des nouveaux cas. Et dans le cas de l’Inde, elle progresse à un rythme « assez alarmant ».

« Ces deux dernières semaines, la moyenne est passée d’environ 65.000 à 83.000 cas par jour, soit une augmentation d’environ 27% sur deux semaines, et de 2% par jour », a déclaré M. Jameel à l’AFP.

Dans de nombreux pays où l’épidémie semblait marquer une pause depuis la fin du printemps, le nombre de nouvelles contaminations connaît une hausse alarmante, notamment en Europe où les habitants reprennent le chemin de l’école, de l’université ou du travail après les vacances d’été.

Dimanche, le Royaume-Uni a ainsi enregistré près de 3.000 nouveaux cas positifs, un nombre inédit depuis fin mai.

« L’augmentation que nous avons observée aujourd’hui est préoccupante », a déclaré sur la chaîne Sky News le ministre de la Santé Matt Hancock, soulignant que ces nouveaux cas sont principalement diagnostiqués chez « les plus jeunes ». L’épidémie gagne également du terrain en France avec près de 25.000 nouveaux cas en trois jours, dont un pic de 9.000 vendredi.

Malgré ce contexte préoccupant, le gouvernement français envisage d’assouplir une des mesures appliquées dans le cadre de la lutte contre le coronavirus: la « quatorzaine », cette période de deux semaines d’isolement préconisée aux malades et aux personnes susceptibles d’avoir été contaminées.

Fronde de parents d’élèves

En Espagne, où les écoles rouvrent malgré une forte augmentation du nombre de cas, de nombreux parents refusent de renvoyer leurs enfants en classe, malgré la menace de sanctions.

« Pour apprendre tu as toute la vie, mais la santé tu n’en n’a qu’une », s’agace Aroa Miranda, mère de deux garçons de 8 et 3 ans qui ne les remettra pas à l’école cette semaine à Castellon de la Plana (est).

« Ils sont en train de faire une expérience pour voir ce qu’il va se passer, comme avec des cochons d’Inde », s’indigne cette femme de 37 ans au chômage.

Dans le monde, l’épidémie a fait plus de 880.000 morts depuis fin décembre, selon un comptage établi par l’AFP à partir de données officielles. Les pays les plus endeuillés sont les Etats-Unis (188.540 morts), le Brésil (126.203) et l’Inde (71.642).

Israël a dépassé ce weekend le cap des 1.000 morts. Considéré au commencement de la pandémie comme un champion de la lutte contre le coronavirus, l’Etat hébreu enregistre désormais quelque 3.000 nouveaux cas quotidiens et les autorités, vivement critiquées pour leur gestion de la crise sanitaire, ont imposé un reconfinement partiel dans une trentaine de villes.

Malgré les incertitudes qui pèsent sur la situation sanitaire mondiale, un haut responsable du Comité international olympique a affirmé lundi que les Jeux de Tokyo, reportés à 2021, se dérouleront bien l’an prochain « avec ou sans » coronavirus.

« Ce seront les Jeux qui auront vaincu le Covid, la lumière au bout du tunnel », a affirmé à l’AFP le président du comité de coordination du CIO pour les JO-2020, John Coates.

Les frontières du Japon demeurent actuellement largement fermées aux étrangers, et beaucoup d’experts doutent que la pandémie soit sous contrôle d’ici l’été prochain. De plus, selon plusieurs sondages récents, une nette majorité de Japonais souhaitent un nouveau report des JO ou leur annulation.

Europe

Madrid, Dublin et Oslo reconnaissent officiellement l’État de Palestine, Israël furieux

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Madrid, Dublin et Oslo reconnaissent officiellement l'État de Palestine, Israël furieux

Les trois pays européens ont décidé de reconnaître formellement l’État de Palestine, provoquant une vive réaction d’Israël qui accuse le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez de complicité avec des appels au génocide.

Madrid, Dublin et Oslo ont annoncé, mardi 22 mai, la reconnaissance officielle de l’État de Palestine. Cette décision a été qualifiée de « nécessité » par le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez pour parvenir à la paix entre Israéliens et Palestiniens, et comme une « question de justice historique » pour le peuple palestinien. M. Sánchez, devenu l’une des voix les plus critiques du gouvernement israélien au sein de l’UE, a précisé que cette décision n’était « contre personne, et encore moins contre Israël ». Il a souligné que reconnaître l’État de Palestine reflétait un rejet total du Hamas, mouvement qu’il accuse d’être contre la solution à deux États.

Le conseil des ministres espagnol a formellement adopté le décret de reconnaissance mardi, selon Pilar Alegría, porte-parole du gouvernement. Cette décision a provoqué la colère des autorités israéliennes. Israël Katz, chef de la diplomatie israélienne, a accusé M. Sánchez de complicité avec les appels au génocide du peuple juif, faisant référence à cette reconnaissance et à des déclarations controversées de Yolanda Díaz, numéro trois du gouvernement espagnol.

Cette reconnaissance a été coordonnée avec les homologues irlandais et norvégiens de M. Sánchez et a été saluée par le chef de la diplomatie norvégienne, Espen Barth Eide, comme une « journée marquante » pour la Norvège. Le gouvernement irlandais doit également formaliser cette décision dans la journée.

Ces trois pays espèrent que leur initiative aura un effet d’entraînement, incitant d’autres États à les rejoindre. Ils rappellent leur rôle historique dans le processus de paix des années 1990 au Proche-Orient.

Toutefois, la question divise profondément l’Union européenne. Certains États membres, comme la France, estiment que ce n’est pas le moment opportun, tandis que l’Allemagne ne considère une telle reconnaissance qu’après des négociations entre les parties.

Avec cette décision, l’État de Palestine est désormais reconnu par 145 pays sur les 193 membres de l’ONU, selon l’Autorité palestinienne. La plupart des pays d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord, ainsi que l’Australie, le Japon et la Corée du Sud, n’ont pas encore reconnu l’État de Palestine.

Israël Katz a pris des mesures punitives contre Madrid, interdisant au consulat d’Espagne à Jérusalem de fournir des services aux Palestiniens à partir du 1er juin. Il a accusé l’Espagne de récompenser le Hamas, dont l’attaque du 7 octobre a déclenché la guerre actuelle dans la bande de Gaza. Cette attaque a tué plus de 1.170 personnes en Israël, tandis que les représailles israéliennes ont fait plus de 36.000 morts dans la bande de Gaza, principalement des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Le ministre irlandais des Affaires étrangères, Micheal Martin, a rejeté les accusations selon lesquelles cette décision serait une récompense pour le terrorisme.

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Monde

Gaza : Israël accusé d’avoir bombardé un centre pour personnes déplacées, causant 35 morts

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Gaza : Israël accusé d'avoir bombardé un centre pour personnes déplacées, causant 35 morts

Des responsables palestiniens ont accusé Israël de cibler délibérément un camp de personnes déplacées, tandis qu’Israël affirme avoir frappé des cibles du Hamas.

Lundi, des responsables palestiniens ont accusé Israël d’avoir bombardé un centre pour personnes déplacées près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, causant la mort d’au moins 35 personnes. Selon l’armée israélienne, la frappe visait un complexe du Hamas où opéraient « d’importants terroristes ».

« Cet atroce massacre perpétré par les forces d’occupation israéliennes est un défi à toutes les résolutions internationales », a déclaré la présidence palestinienne dans un communiqué, accusant Israël d’avoir « délibérément visé » le camp de personnes déplacées de Barkasat, géré par l’UNRWA au nord-ouest de Rafah. Les autorités du Hamas ont rapporté qu’au moins 35 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées lors du bombardement de dimanche soir.

Le Croissant-Rouge palestinien a indiqué que ses ambulances avaient transporté « un grand nombre » de victimes de l’attaque.

L’armée israélienne a confirmé que l’une de ses frappes avait touché un complexe du Hamas à Rafah, affirmant qu’elle visait des « cibles légitimes au regard du droit international ». Elle a reconnu avoir connaissance d’informations faisant état de civils blessés dans la zone.

Depuis le 7 mai, Israël mène des opérations pour détruire les derniers bastions du Hamas à Rafah, malgré une décision de la Cour internationale de justice (CIJ) ordonnant à Israël de suspendre ses opérations dans ce secteur crucial pour l’entrée de l’aide humanitaire.

Dimanche, d’autres frappes ont été signalées à Rafah, l’Hôpital Koweïtien recevant les corps de trois personnes, dont une femme enceinte. Pendant ce temps, à Tel-Aviv et dans le centre d’Israël, des sirènes d’alerte ont retenti en réponse au tir de huit roquettes depuis Rafah, entraînant des représailles israéliennes.

Amnesty International a demandé à la Cour pénale internationale (CPI) d’ouvrir une enquête pour « crimes de guerre » après des frappes en avril qui ont fait 44 morts, dont 32 enfants. Une responsable d’Amnesty, Erika Guevara-Rosas, a affirmé que l’enquête de l’ONG avait révélé « des éléments de preuve essentiels pointant des attaques illégales imputables à l’armée israélienne ».

Un haut-responsable israélien a indiqué qu’une réunion du cabinet de guerre s’est tenue dans la nuit de dimanche à lundi pour discuter des efforts visant à obtenir la libération d’otages retenus à Gaza depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a accusé le chef du Hamas, Yahya Sinouar, de chercher à perpétrer de nouvelles atrocités comme celles du 7 octobre. Des négociations ont eu lieu à Paris entre le chef du Mossad, le directeur de la CIA, et le Premier ministre qatari pour établir un nouveau cadre de discussions.

Mardi, l’Espagne, l’Irlande et la Norvège vont officiellement reconnaître l’État de Palestine, et les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne se réuniront lundi à Bruxelles avec des représentants de pays arabes pour discuter de la situation.

Dans la bande de Gaza, la situation humanitaire reste désastreuse. Le point de passage de Rafah avec l’Égypte, essentiel pour l’acheminement de l’aide, est fermé. L’Égypte a annoncé que des camions d’aide ont commencé à entrer dans Gaza par le point de passage de Kerem Shalom.

La guerre, qui dure depuis près de huit mois, a fait plus de 35.984 morts côté palestinien, principalement des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas. L’armée israélienne a perdu 289 soldats depuis le début de l’offensive terrestre le 27 octobre. Les efforts internationaux se poursuivent pour obtenir une trêve entre Israël et le Hamas.

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Europe

Européennes : Débat tendu entre Gabriel Attal et Jordan Bardella à deux semaines des élections

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Européennes : Débat tendu entre Gabriel Attal et Jordan Bardella à deux semaines des élections

Le Premier ministre Gabriel Attal et le président du RN, Jordan Bardella, se sont affrontés lors d’un débat animé sur France 2, illustrant les profondes divergences politiques entre leurs camps respectifs.

Jeudi soir, le Premier ministre Gabriel Attal et le président du Rassemblement National (RN), Jordan Bardella, se sont affrontés lors d’un débat en prime time sur France 2. À deux semaines des élections européennes, ce face-à-face a été marqué par des échanges vifs et des divergences claires sur des sujets clés tels que l’Europe, l’immigration et l’environnement.

Pendant environ 1h20, les deux jeunes leaders politiques, Gabriel Attal, 35 ans, et Jordan Bardella, 28 ans, ont débattu avec passion. Le Premier ministre n’a pas manqué de critiquer les revirements du RN sur des questions fondamentales comme l’Europe et l’euro : « Je ne suis pas comme vous, moi, à changer d’avis sur tout. À ne pas assumer des déclarations passées, » a-t-il lancé à Bardella.

En réponse, Bardella a attaqué le bilan du gouvernement, en déclarant : « Qu’il y ait des questionnements sur le projet que nous portons pour le pays que nous voulons mettre en œuvre, c’est un fait. En revanche, il n’y a pas de doute sur le bilan qui est le vôtre. »

Le débat a révélé des lignes de fracture profondes sur des sujets tels que le marché unique, les droits de douane, les véhicules électriques, l’immigration et la défense. Un des échanges les plus tendus a concerné les liens du RN avec la Russie. Gabriel Attal a accusé le parti de Le Pen de compromettre l’Europe : « Votre parti, celui de Mme Le Pen et de Jean-Marie Le Pen, avait besoin d’argent. La Russie avait besoin d’un parti en Europe pour justement affaiblir l’Europe de l’intérieur, » a-t-il déclaré.

Jordan Bardella a répliqué en dénonçant des attaques « sous la ceinture » de la part du Premier ministre.

Sur le thème de l’immigration, Attal a critiqué la présentation du RN qui, selon lui, stigmatise les étrangers : « Avec la présentation que vous faites du sujet, on a le sentiment en vous écoutant que derrière chaque étranger, chaque immigré, il y a un délinquant et un terroriste en puissance. »

Bardella a rétorqué en affirmant que la criminalité est liée à une mauvaise gestion des flux migratoires.

Les positions opposées sur l’environnement ont également été mises en lumière, avec Bardella critiquant les « ambitions environnementales irréalistes » du gouvernement, notamment l’interdiction des véhicules thermiques en 2035. Attal a défendu cette mesure, soulignant la nécessité de réduire la dépendance au pétrole et de lutter contre la pollution.

Le débat, diffusé également sur les chaînes YouTube Hugodecrypte et « C quoi l’info ? » de France Télévisions, visait à capter une audience plus jeune.

La tenue de ce débat à deux a suscité des critiques de la part des autres partis politiques. Le premier secrétaire du PS Olivier Faure et le président des Républicains (LR) Eric Ciotti ont exprimé leur mécontentement auprès de l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel, demandant une égalité de traitement pour tous les partis.

Ce débat a illustré l’importance des prochaines élections européennes et les enjeux politiques majeurs qui en découlent, avec un RN en position de favori selon les sondages.

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