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Culture

Christine Hakim, ambassadrice passionnée du cinéma indonésien à Cannes

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Figure emblématique du 7e art en Indonésie, l’actrice et productrice revient sur la Croisette pour porter la voix d’une nouvelle génération de talents.

Christine Hakim, légende vivante du cinéma indonésien, fait son retour au Festival de Cannes avec une mission : mettre en lumière l’émergence d’une nouvelle vague de réalisateurs et comédiens issus de son pays. À 68 ans, celle qui a marqué les esprits dès les années 1970 avec des films comme *Cinta Pertama* ou *L’Homme qui dort* incarne plus que jamais le pont entre les générations.

Accompagnée d’une délégation d’une soixantaine de professionnels, elle présente cette année des projets portés par des cinéastes prometteurs tels que Garin Nugroho, Reza Rahadian ou encore Yosep Anggi Noen. Pour elle, cette présence collective est cruciale : « C’est une opportunité unique de montrer la diversité et la vitalité de notre cinéma à l’international », confie-t-elle.

Son engagement ne date pas d’hier. Productrice depuis 1998, elle a contribué à révéler des œuvres majeures comme *Daun di Atas Bantal*, sélectionné à Cannes dans la catégorie Un certain regard. Aujourd’hui, elle soutient également des initiatives comme celles de KawanKawan Media, société coproductrice du film *Renoir*, en lice pour la Palme d’or.

Ce retour sur la Croisette résonne comme un hommage à Pierre Rissient, figure discrète mais influente du cinéma français, qui l’avait introduite au festival en 1989 avec *Tjoet Nja’Dhien*, premier long-métrage indonésien projeté à Cannes. « Je lui dois beaucoup, tout comme le cinéma asiatique dans son ensemble », souligne-t-elle avec émotion.

Avec 285 films produits en 2024 et un marché en pleine expansion, l’Indonésie cherche désormais à diversifier son offre, entre blockbusters horrifiques et créations d’auteur. Les collaborations franco-indonésiennes, encouragées par le CNC, pourraient accélérer cette dynamique.

Parmi les espoirs du pays, l’actrice Asmara Abigail incarne cette relève audacieuse. « Nous avons une énergie créative comparable à celle de la Corée du Sud il y a vingt ans », affirme-t-elle. Un optimisme partagé par Christine Hakim, pour qui Cannes reste un tremplin indispensable : « Transmettre, c’est honorer ce que le cinéma m’a offert. »

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