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Brigitte Bardot, une icône aux engagements politiques controversés
L’actrice et militante animalière, décédée ce week-end, a entretenu des liens durables avec les formations d’extrême droite, tout en affirmant que son seul véritable combat était celui de la protection des animaux.
La trajectoire publique de Brigitte Bardot aura été marquée par un paradoxe saisissant. Figure emblématique du cinéma français, prêtant ses traits à la Marianne nationale, elle a progressivement orienté son discours vers des positions conservatrices et un patriotisme revendiqué. Ses prises de parole, souvent tranchantes, l’ont régulièrement rapprochée des courants politiques les plus à droite de l’échiquier français.
Elle a elle-même reconnu que son image avait été associée au Front national à la suite de sa participation, au début des années 1990, à un questionnaire du journal *Présent*. Dans ses mémoires publiés en 2018, elle affirmait ne pas avoir mesuré à l’époque la portée symbolique de ce geste, se décrivant comme une néophyte en matière politique. Cette association, selon ses dires, lui a valu d’être perçue comme une sympathisante du parti de Jean-Marie Le Pen, une étiquette qu’elle a toujours contestée malgré plusieurs condamnations judiciaires pour des propos discriminatoires.
Son admiration pour la famille Le Pen ne faisait pourtant guère de mystère. Elle a qualifié Jean-Marie Le Pen d’homme « charmant et intelligent », partageant avec lui, disait-elle, une révolte commune. Plus tard, elle a vu en sa fille Marine une « femme admirable », allant jusqu’à la décrire comme une figure salvatrice pour le pays. L’ancienne actrice appelait régulièrement à voter pour elle, estimant qu’elle incarnait la seule force politique capable de répondre à ses préoccupations identitaires et nationales.
Les analystes politiques ont souvent interprété ces marques de soutien comme une stratégie de légitimation pour le parti d’extrême droite, permettant de s’approprier le capital symbolique d’une icône populaire. Pour Brigitte Bardot, la justification de ses choix reposait avant tout, et de manière constante, sur la question animale. Elle affirmait juger les responsables politiques exclusivement à l’aune de leurs engagements en faveur de la protection des bêtes, une cause qu’elle plaçait au-dessus de toutes les autres considérations.
Cette ligne directrice explique ses relations contrastées avec les différents présidents de la République. Tour à tour reçue à l’Élysée, elle n’a pas hésité à critiquer vertement les chefs de l’État, de François Mitterrand à Emmanuel Macron, qu’elle accusait d’indifférence ou de lâcheté face à la souffrance animale. Son militantisme forcené constituait le fil rouge d’un engagement public qui, s’il l’a conduite vers des horizons politiques clivants, est resté ancré, dans son esprit, dans une seule et unique bataille.
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